Les résultats de la fin d’année 2014 redonnent confiance aux promoteurs et constructeurs de maisons individuelles. Le secteur du bâtiment bénéficie en effet d’un retour soudain des acheteurs. Cette embellie est-elle passagère ou marque-t-elle un réel retournement de tendance ?

Des chiffres encourageants

Pour les professionnels de l’immobilier neuf, la fin de la crise est proche. Un redressement progressif se profile pour les mois à venir, en particulier pour le marché de l’accession. Les chiffres du dernier trimestre 2014 indiquent une augmentation des ventes de 14,6 % par rapport à la même période l’année dernière.

La Fédération Française du Bâtiment prévoit la construction de 360 000 logements cette année, soit une hausse de 1,1 %. Déjà, des chantiers reportés l’an dernier reprennent vie.

Le nombre de dépôts de permis de construire a également légèrement rebondi. Toutefois les mises en chantier ne montrent pas encore une courbe ascendante. Elles continuent même de baisser. En conséquence, le secteur s’attend à perdre encore près de 30 000 emplois cette année, résultant pour une grande partie du non-remplacement des départs à la retraite.

Le bon moment pour acheter

On doit ces premiers signes d’amélioration à l’attractivité des taux de crédits et aux dispositifs mis en place. Sur le marché de l’accession, la chute des taux améliore la capacité d’emprunt de certains ménages, en particulier les jeunes et les primo accédants. Ils réalisent plus facilement leurs projets, en étayant leur financement par un PTZ ou un PAS (prêt accession sociale). Certains ménages modestes bénéficient également de coups de pouce de la part de l’état (TVA réduite) ou de leur collectivité (accession aidée). De plus, les promoteurs accordent pour certains programmes un geste commercial : une remise sur le prix, des frais de notaire offerts, l’équipement de la cuisine participent parfois à la décision d’achat.

De son côté le dispositif de défiscalisation Pinel, plus attractif que la loi Duflot, encourage le retour des investisseurs. Avec un taux de réduction d’impôt de 21 % maximum* et la possibilité de louer à un parent ou un enfant, il permet de belles opérations. D’autant qu’investir dans un logement neuf reste, avec un rendement de 3 à 5 % net, plus intéressant qu’une assurance-vie ou un livret.

Dans un 1er temps, la reprise des ventes permet de réduire le stock. Les promoteurs attendront sans doute un retour significatif de la demande pour relancer de nouveaux programmes. Ce n’est que dans ces conditions que l’on pourra parler de réelle dynamique positive.

* Le dispositif Pinel offre une réduction d’impôt sur le revenu de 12, 18 ou 21 % répartie sur 6, 9 ou 12 ans, dans la limite de 300 000 €, sous conditions de ressources du locataire et d’un plafond de loyer.

Source : Groupe Logisneuf