Fin 2013, le parc de logements français comptait 28 millions de résidences principales, et plus de la moitié correspondait à des maisons individuelles, selon l’enquête publiée par l’Insee ce mardi.

Mais ce n’est qu’une petite partie de l’enseignement fourni par cette étude. Type d’habitat, surface, confort et défauts… Le parc est analysé sous toutes ses coutures et révèle les attentes des Français en matière de logements. Zoom sur les principaux résultats de cette enquête.

A quoi ressemblent les logements des Français ? C’est en partie pour répondre à cette interrogation que l’Insee publie les premiers résultats de son enquête « Logement ».

La première caractéristique du parc français est d’être composé fin 2013 de 28 millions de résidences principales, dont plus de la moitié correspond à des maisons individuelles. « Depuis 30 ans, le parc des résidences principales augmente ainsi au rythme de 1% par an », souligne l’étude.

Près de six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale (58 %). Parmi eux, la part des ménages non-accédants, c’est-à-dire qui n’ont plus d’emprunts à rembourser pour l’achat de leur logement, continue à progresser ; ils sont 38 % en 2013 contre 32 % dix-sept ans plus tôt et, en moyenne, la personne de référence de ces ménages est âgée de 65 ans.

La quasi-totalité des résidences principales en zones rurales sont des maisons, tandis que, dans les unités urbaines de 200 000 habitants ou plus (y compris l’agglomération parisienne), il s’agit d’appartements dans 68 % des cas.

4 pièces en moyenne

La population vieillissant et les décohabitations liées aux ruptures conjugales se faisant plus nombreuses, le nombre moyen de personnes par logement a régulièrement baissé depuis les années 1980, pour passer de 2,7 à 2,3.

La surface moyenne des logements est à peu près la même qu’en 2006, c’est-à-dire 91 m². Cette stabilité recouvre des tendances différentes dans l’habitat individuel et dans le collectif. Alors que la surface des maisons a continué d’augmenter très légèrement, celle des appartements, qui stagnait depuis 25 ans, est en recul.

En conséquence, la surface moyenne par personne continue à croître légèrement chez les propriétaires mais stagne chez les locataires. Les ménages dont la personne de référence a plus de 65 ans disposent d’environ 60 m2 par personne alors que ceux de moins de 30 ans en ont la moitié.
Les logements comptent en moyenne 4 pièces, nombre stable depuis 20 ans.

Un ménage sur quatre veut déménager

Le confort des logements, vu par leurs occupants, s’est constamment amélioré depuis les années 1970. 15 % des ménages considéraient leurs conditions de logement comme insuffisantes ou très insuffisantes en 1973, ils ne sont plus que 6 % en 2013.

En 2013, comme en 2006, un ménage sur quatre déclare vouloir changer de logement ou y être contraint et, dans ce deuxième cas pour des raisons essentiellement professionnelles ou familiales. Ils souhaitent souvent disposer d’un logement plus grand (52 %), notamment lorsqu’ils vivent en appartement (62 %).

2,7 millions de ménages vivent en situation de surpeuplement. En mettant de côté les étudiants, qui occupent plutôt de petits logements mais dont la situation transitoire n’est pas appréhendée de manière fine dans l’enquête Logement, ce sont 8,5 % des ménages qui sont concernés, surtout les plus jeunes.

Inconfort et défauts

En 2013, moins de 1 % des logements étaient privés d’un des trois éléments de confort sanitaire de base que sont l’eau courante, une baignoire ou une douche, des WC à l’intérieur ; on en comptait 15 % en 1984. Ils représentent toutefois encore 210 000 logements.

D’autres défauts sont également signalés par les ménages. Ils couvrent un éventail de situations, graves pour les unes (installation électrique en mauvais état par exemple) ou seulement gênantes (mauvaise exposition du logement). Les plus fréquemment cités sont la présence d’humidité sur les murs, la mauvaise isolation thermique des toits ou des murs, les fenêtres qui laissent passer l’air.

Viennent ensuite les infiltrations d’eau et les problèmes d’évacuation.

Ainsi, 10 % du parc, soit 2,8 millions de logements, présentent au moins trois défauts. Près de la moitié d’entre eux (1,3 million) sont situés dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants ou dans l’unité urbaine de Paris (qui ensemble représentent 42 % des résidences principales). Une autre part importante de ces logements (560 000 logements soit 20 %) se trouvent dans des communes rurales.

Source : batiweb.com