Virginie Franc-JacobDans leur dernière note de conjoncture, les Notaires de France font état de fortes baisses des prix sur les résidences secondaires en 2014. En raison de stocks importants, le prix des résidences secondaires a fortement baissé. Les acheteurs ont ainsi à nouveau la main alors que les bonnes affaires sont légion.

Une petite balade dans les rues de Deauville, longtemps surnommée le XXIe arrondissement de la capitale, illustre parfaitement l’état du marché des résidences secondaires : il va mal. En effet, les pancartes se multiplient aux balcons des appartements mais aussi de superbes villas en vente depuis des mois.

Les chiffres confirment largement cette morosité. Dans leur dernière note de conjoncture, les Notaires de France faisaient en effet état de fortes baisses des prix sur les résidences secondaires en 2014. Dans les zones intérieures, notamment, ils constataient un effondrement de 50% dans la Creuse, le Morvan, le Périgord ou le Gers depuis 2008. La Normandie et le Perche ont quant à eux enregistré des baisses de prix de 20 à 25% et même le très recherché Luberon, autour de 10%.

« La correction du marché est faite, déclarait récemment Fabrice Abraham, président du réseau d’agences Guy Hoquet. Et les prix sont revenus à un niveau cohérent. » Comprenez : il y a des opportunités aujourd’hui. D’autant que comme l’explique Laurent Demeure, président de Coldwell Banker France et Monaco « le marché n’ayant pas connu l’écoulement naturel habituel ces dernières années, il y a un stock important de biens à vendre ».

Des prix bien plus attractifs

Mais concrètement que peut-on s’offrir aujourd’hui ? Selon les prix relevés au 1er mai par MeilleursAgents.com, pour 250 000 euros, on devrait pouvoir s’acheter plus de 150 mètres carrés à Narbonne un peu moins de 100 mètres carrés à Sète, 97 mètres carrés à Grasse, 90 mètres carrés à Saint-Malo, 73 mètres carrés à Hyères, à peine 55 mètres carrés à La Baule ou encore 52 mètres carrés à Biarritz.

Cette hiérarchie confirme un constat également fait par Laurent Demeure : « la Riviera Atlantique, du Pays Basque à la Baule, est aujourd’hui très recherchée ». Et avec le TGV qui reliera Paris à Bordeaux en deux heures en 2017, la demande pourrait encore s’accentuer. Mais pour l’heure, les prix restent bien plus attractifs qu’il y a quelques années. A la Baule, un appartement de 44 mètres carrés acheté 370 000 euros en 2011 s’est revendu cette année 260 000 euros. Sur l’Île de Ré, une maison « les pieds dans l’eau » est partie à 848 000 alors que son vendeur l’avait acquise deux fois ce prix il y a 4 ans. Enfin à 10 minutes de Royan, une villa de 448 mètres carrés est partie pour 465 000 euros.

Source : votreargent.lexpress.fr