Plusieurs réseaux d’agences ont dévoilé leurs indicateurs concernant l’évolution des prix de l’immobilier sur les derniers mois. Si, sur les prix parisiens, les observations divergent, les professionnels notent de spectaculaires hausses de prix en régions. Le point.

Fini la baisse des prix ? C’est ce que semblent montrer les indicateurs immobiliers récemment publiés. A Paris, les notaires estiment, d’après les compromis et promesses de vente récemment signés, que les prix progressent légèrement. Ils s’établissaient à 7920 euros/m² en moyenne en avril et remonteraient – une fois les actes définitifs signés – à 7990 euros/m² en moyenne en juillet et août.

Paris serait, une fois n’est pas coutume, l’une des villes où ce phénomène de hausse serait le plus limité.

Hausses spectaculaires en régions

Chez Century 21, alors que l’on constate encore un baisse des prix de 1,8% dans la capitale entre le second trimestre 2014 et le premier trimestre 2015, ailleurs, les hausses sont parfois spectaculaires : +3,2% en Bourgogne, +7,6% dans les Pays-de-Loire, +13% en Alsace ! Enfin, chez Laforêt, si les derniers indicateurs font toujours état de baisses, celle-ci semblent atterrir autour de -2%. « On constate même déjà quelques redressements des prix localisés », déclare Elix Rizkallah, président du réseau d’agences.

Comment expliquer cette nouvelle hausse ? Pour les notaires, elle est très certainement liée à la saisonnalité, les ménages souhaitant pouvoir disposer de leur bien pour la rentrée scolaire […].

La demande reste fragile

Mais s’agit-il d’une évolution durable ? Tout dépendra de l’évolution de la demande, qui reste fragile. Certes, beaucoup d’indicateurs sont au vert pour les acquéreurs : des prix qui, après plusieurs années de baisse, ont retrouvé les niveaux de 2007 et des taux toujours très attractifs permettant un important gain de pouvoir d’achat. Notamment pour les primo accédants. Mais du côté des secondo accédants, les professionnels constatent toujours que les ventes dites « de confort », où l’on revend pour acheter plus grand ou mieux placé par exemple restent minoritaires : « Parmi les mandats que nous rentrons, 50% correspondent à des successions et 30% à des divorces », note un franchisé Laforêt à Paris. Quant aux investisseurs, leur retour se faire toujours attendre. Et il n’est pas certain que l’encadrement des loyers parisiens aille dans ce sens.

Virginie Franc-Jacob
Source : lexpress.fr