Les prix de l’immobilier nantais ont encore reculé l’an dernier. Mais le centre reste inabordable pour les primo-accédants. Mais où donc prospecter alors ? Voici quelques idées.

A l’instar d’autres grandes agglomérations, Nantes accuse une nouvelle fois le coup cette année. La baisse des prix avoisine 6 % selon Loïc Cantin, président de la Fnaim Loire-Atlantique. Mais tout n’est pas noir pour autant Gérant de l’agence Guy Hocquet, Christian Martinez évoque « un début d’année prometteur en comparaison à celui de 2014 marqué par la morosité. Le volume des transactions a augmenté ».

L’hyper centre, surtout composé d’immeubles anciens, reste le pré carré des investisseurs. Les prix y sont toujours élevés, flirtant avec les 4 000 euros le mètre carré. Les familles à la recherche d’une grande surface n’auront d’autre choix que de s’éloigner un peu.

En bordure du centre-ville, le quartier Saint-Félix attire les acquéreurs. On peut y trouver des maisons typiques à la nantaise, avec chambres en bas et pièce à vivre à l’étage. Séduit par ce type d’habitat, un couple de quinquagénaire a acheté une maison de 140 mètres carrés datant de 1950 au prix de 325 000 euros.

Le centre inabordable pour les primo-accédants

Au sud du centre, règne l’île de Nantes, dont le nom fait débat, certains revendiquant le nom historique d’île Beaulieu. Elle est divisée en plusieurs secteurs, dont le dénominateur commun est le calme qui en fait l’attrait. Une famille a investi un appartement de 95 mètres carrés, boulevard Benoni-Goullin, pour près de 400 000 euros. Reste qu’habiter aux alentours du centre-ville est un luxe que tout le monde ne peut s’offrir. En particulier les primo-accédants au porte-monnaie plus modeste et confrontés à la frilosité des banques pour obtenir un prêt. Conséquence : nombre d’entre eux s’installent dans des quartiers excentrés. Tel que Boissières, au nord de la ville, souvent présenté comme un quartier sensible, où une famille a acquis une maison de 160 mètres carrés avec un jardin pour 304 000 euros.

Saint-Herblain, en banlieue ouest, un refuge idéal

D’autres primo-accédants sortent en première couronne, à Saint-Herblain, par exemple. Cette ville verdoyante, à vingt minutes du centre de Nantes en transports, fait figure de refuge idéal pour établir un cocon familial en toute quiétude. « Les prix sont de 20 à 30 % inférieurs à ceux de Nantes », soutient Chantal Troestler, gérante de Grand Ouest Immobilier. Un couple de trentenaire a récemment mis la main sur une maison en bon état, flanquée d’une parcelle de terrain de 500 mètres carrés pour le prix de 250 000 euros.

Pour les investisseurs, cap sur le centre

L’indéboulonnable centre-ville de Nantes est, bien sûr, à privilégier pour les investisseurs. Certes, il faut mettre la main à la poche, mais un placement dans ce quartier ne présente, en principe, aucun risque financier: « D’autant qu’avec la baisse des taux, les investisseurs parviennent à rembourser leurs crédits avec les loyers perçus », rassure Christian Martinez, gérant de l’agence Guy Hoquet. Le centre-ville concentre 90 % de la demande locative émanant des étudiants. Raison pour laquelle les studios ou les appartements de deux pièces sont les cibles favorites des investisseurs dans un secteur proche de toutes les commodités. Le prix du mètre carré s’élève en moyenne à 3 500 euros. Comptez 70 000 euros environ pour un studio de 20 mètres carrés. Et si vous voulez une place de parking, les prix s’envolent : 110 000 euros pour ce 25 mètres carrés équipé du précieux sésame.

Au nord, certains quartiers valent aussi le détour. C’est le cas de Saint-Pasquier ou de Perverie, en vogue notamment pour leur proximité avec les établissements scolaires La Perverie-Sacré-Coeur ou Saint-Joseph du Loquidy, très réputés à l’échelle régionale. Une maison de 93 mètres carrés à l’architecture ancienne, avec garage et jardin, a été achetée 395 000 euros. Loyer estimé : entre 900 et 1 000 euros hors charges.

Virginie Franc-Jacob
Source : votreargent.lexpress.fr