Le marché de l’immobilier ancien a dépassé le plafond symbolique des 800 000 ventes en 2015, se rapprochant de ses records historiques du début des années 2000, selon l’indice Notaires-Insee publié ce jeudi. Banques et pouvoirs publics jouent le jeu, ce qui rassure les investisseurs dans un contexte de taux d’emprunt bas. Détails.

Un nouveau cycle haussier vient de s’enclencher sur le marché de l’immobilier ancien. Selon l’indice Notaires-Insee analysé par Xerfi ce jeudi, « les volumes sont là et les prix suivent ».

En termes de ventes, le marché de l’immobilier atteint 803 000 ventes, et « s’est rapproché de ses records historiques du début des années 2 000 », révèle l’étude. En cause, des acheteurs qui n’anticipent plus « à juste titre », de baisse de prix et qui jugent le moment « opportun pour sauter le pas ».

Les prix repartent en effet à la hausse. Au dernier trimestre 2015, ils enregistrent + 0,5 %, après + 0,2 % au cours des trois mois précédents. « Certes en moyenne sur un an, ils baissent encore (-1,8%) mais la tendance s’est inversée et en moyenne les prix seront en hausse d’environ 1,5% cette année, selon notre scénario, mettant un terme à 4 années de baisse », précise l’étude.

Banques et pouvoirs publics jouent le jeu

Globalement la pierre retrouve son attractivité grâce à la faiblesse des rendements des placements alternatifs comme l’assurance vie, à des marchés boursiers volatils et à des taux d’intérêt très faibles.

A 2,2% environ, les taux fixes immobiliers sont quasiment tombés à leurs plus bas niveaux historiques et les craintes d’une remontée brutale s’estompent. En 2016, ils devraient poursuivre sur la même tendance baissière.

De ce fait, les professionnels voit le retour des ménages-investisseurs dans leurs agences. D’autant que les emprunteurs font face à des banques « très réceptives » à leur demande. Fin décembre, 197,4 milliards d’euros de nouveaux prêts avaient été accordés sur les 12 derniers mois, soit une hausse de 73 % par rapport à 2014 « C’est sans équivalent, même lors des dernières périodes de surchauffe », souligne l’étude. « Pas de doute, aujourd’hui les conditions de financement et l’attitude des banques poussent bien le marché à la hausse », peut-on lire.

A cela s’ajoute le renforcement du PTZ, qui va désormais s’étendre à l’ancien sous conditions de travaux (25 % du prix d’achat). Auparavant réservé à 6 000 communes rurales, il a été élargi au 1er janvier dernier à l’ensemble du territoire. « C’est le petit coup de pouce supplémentaire capable de faire repartir le marché de façon plus ferme », anticipent les auteurs de l’étude.

Le gouvernement a affiché un objectif de 120 00 PTZ à la fin de l’année 2016, parmi lesquels 10 000 dans l’immobilier l’ancien.

Source : batiweb.com