Recherche immobilière : des disparités hommes-femmes marquées

[26/04/2016]
La recherche immobilière au féminin est-elle différente de celle au masculin ? C’est la question que s’est posée l’Observatoire du moral immobilier piloté par le portail d’annonces immobilières Logic-Immo.com en collaboration avec TNS Sofres. Au total, 1251 personnes, hommes et femmes, ayant un projet d’acquisition d’un bien immobilier sous un an, ont été interrogées. De quoi mettre en lumière un certain nombre de différences.

C’est une certitude, les futurs acquéreurs en recherche active d’un bien immobilier, ne vivent pas de la même manière « ce moment fort de leur parcours de vie« , indique Logic-Immo. Et cette différence se fait également sentir lorsque l’on compare la façon dont les femmes et les hommes affrontent cette expérience.

Un sondage TNS Sofres* mené pour Logic-Immo dans le cadre de l’Observatoire du moral immobilier révèle par exemple que les femmes craignent davantage de se lancer dans un projet d’acquisition (45 %) que les hommes (27 %).

Concernant le plaisir éprouvé à rechercher un bien immobilier, 2 hommes sur 3 affirment que cette recherche est une étape plaisante, « un indicateur légèrement plus marqué que chez les femmes même si la majorité des candidates à l’accession (60 %) exprime également éprouver du plaisir dans leur recherche immobilière« .

Le niveau de stress ressenti lors de la recherche immobilière est aussi perçue différemment : 35 % des futurs acquéreurs a le sentiment d’être stressé par sa recherche, avec une disparité homme femme marquée. En effet, 70 % des candidats à l’accession de sexe masculin disent ne ressentir aucun stress au cours de cette phase contre 55 % des femmes.

Un coup de cœur nécessaire
Concessions, flexibilité… les différences se font également noter. 22 % des femmes se montrent réfractaires à tout compromis (géolocalisation, surface, prix) contre 16 % des hommes. Mais si les hommes font preuve d’une plus grande souplesse, « les deux publics se montrent majoritairement lucides au sujet des besoins de flexibilité« , souligne le sondage.

Ainsi, ils sont prêts à faire des concessions notamment sur la surface du bien (40 % des femmes et 36 % des hommes), la localisation géographique (21 % des femmes et 27 % des hommes) et parfois même sur le prix (17 % des femmes et 22 % des hommes).

Les femmes semblent plus sentimentales au moment d’acquérir un bien immobilier puisqu’elles sont 91 % à ne pas envisager d’acheter sans avoir le coup de cœur pour le logement proposé contre 78 % des hommes.

Cette notion de sentiment se retrouve également sur la signification du futur logement. Lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur ce que leur futur bien représente pour eux, les femmes évoquent en premier lieu un cocon (36 %) suivi d’un investissement pour demain (19 %). Les hommes placent au contraire l’investissement en première position (29 %) alors que le cocon n’arrive qu’en deuxième place (21 %).

Enfin, concernant leur pouvoir d’achat, les femmes et les hommes partagent le même sentiment de frustration lorsqu’ils confrontent leur budget au prix du marché. 83 % des femmes interrogées évoquent cette frustration contre 79 % des hommes candidats à l’acquisition.

*Enquête réalisée par Logic-Immo.com en collaboration avec TNS Sofres auprès de 1251 personnes ayant un projet d’acquisition d’un logement d’ici à 1 an interrogées en octobre 2015. Échantillon
représentatif redressé à partir des données de cadrage TNS Sofres.

Source : batiweb.com