Crédits immobiliers : la baisse des taux se poursuit en juillet
[02/08/2016 18:03]

Les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers ont continué de baisser en juillet 2016, selon l’étude de l’Observatoire Crédit logement CSA, publiée ce mardi. Quels sont les taux ? Qui bénéficie de ces taux ? Détails.
Les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France ont continué de baisser au mois de juillet comparé au mois précédent, selon une étude publiée mardi.
Les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 1,55% en moyenne en juillet contre 1,62% en juin, a indiqué l’observatoire Crédit Logement/CSA. « En dépit des pauses qui ont marqué son évolution depuis octobre 2015, la baisse est toujours rapide, répercutant la faiblesse des taux constatés sur les marchés obligataires », constate l’étude.
« Cette baisse soutient la demande, contribuant à une nette amélioration de sa solvabilité« , ajoute l’Observatoire pour qui cette baisse « intervenue depuis octobre 2015 est équivalente à une diminution des prix des logements de 6%« . Excepté les prêts à taux variable qui ont quasiment disparu (moins de 0.1% en juillet), la baisse des taux profite à toutes les catégories de prêts, même aux durées les plus longues. Toutes les tranches de taux ont profité de cette baisse, note l’étude.

Des conditions profitables à tous les ménages

En juillet 2016, la durée des prêts s’est établie à 209 mois en moyenne : 233 mois pour l’accession dans le neuf et 222 mois pour l’accession dans l’ancien. « Les niveaux actuels des conditions de crédit observés permettent à tous les ménages de rentrer sur le marché de l’accession, sur des durées longues, sans que cela ne les pénalise comme en témoigne la remontée des flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes« , a commenté l’observatoire.
Enfin, l’étude rapporte que la hausse du coût des opérations réalisées par les ménages se poursuit à un rythme soutenu (+3,1% sur les 7 mois de 2016). Le coût relatif s’établit alors à 3.93 années de revenus à fin juillet 2016 (contre 3.88 années il y a un an à la même époque), alors que les revenus des ménages qui réalisent ces opérations progressent toujours lentement.

Source : batiactu.com