2016, année exceptionnelle pour l’immobilier en Loire-Atlantique
{12/01/2017 16:29]
Marion Fersing

Après plusieurs années bien moroses, 2016 a été exceptionnelle pour l’immobilier en Loire-Atlantique selon la chambre des notaires. Le volumes des ventes est en forte hausse, jusqu’à 25,7% pour les appartements neufs.

2016 a été une année exceptionnelle pour l’immobilier en Loire-Atlantique selon la chambre des notaires, grâce aux taux d’intérêts très bas, au prêt à taux zéro et à la loi Pinel. Résultat : un nombre de ventes en hausse de +8,5% pour les maisons anciennes à +25,7% pour les appartements neufs ! (+15,2 pour les terrains à bâtir et + 18,7% pour les appartements anciens). Les prix sont restés
stables ou ont légèrement augmenté, en fonction des secteurs.

Les secteurs proches de l’eau ont la cote dans l’agglomération nantaise

Sans surprise, à Nantes même, les quartiers les plus prisés sont ceux proches du centre-ville : Zola, Saint-Félix, Saint-Donatien. Le Breil-Barberie est aussi en plein développement. Pour les communes de la première couronne, ce sont les villes pas trop grandes et proches de l’eau qui attirent le plus comme Saint-Sébastien-sur-Loire et Sainte-Luce-sur-Loire. Ceux qui ont choisi de s’installer dans les villes de la deuxième couronne ont fait construire pour beaucoup (un tiers des transactions) et ils sont un peu plus jeunes que dans les autres secteurs de l’agglo, un tiers a moins de 30 ans.

Le pays de Châteaubriant ne fait plus fuir

Autre enseignement de cette année 2016, la population a cessé de baisser dans le pays de Châteaubriant. Ceux qui avaient quitté la zone pour se rapprocher de l’agglomération nantaise y reviennent, souvent en famille, « puisque le tram-train et la 2×2 voies leur permettent de faire l’aller-retour quotidiennement pour aller travailler tout en profitant de prix moins élevés pour se loger« , explique Martial Manchec, notaire à Riaillé. Même tendance dans le secteur d’Ancenis, là aussi grâce aux bonnes liaisons routières et aux grosses entreprises comme Manitou. Les deux secteurs profitent aussi de l’effet « mi-chemin« , avec Angers pour Ancenis et avec Rennes pour Châteaubriant : des couples où l’un travaille à Nantes et l’autre à Rennes ou Angers s’installent entre les deux.

À Saint-Nazaire, pas d’effet STX

Saint-Nazaire profite aussi de la santé retrouvée du marché immobilier. Mais ceux qui achètent ne sont pas forcément ceux que l’on croit. « Beaucoup de ceux qui viennent travailler à STX ou Airbus viennent pour des missions temporaires et ils hésitent à franchir le cap de l’achat« , explique la notaire Marie Vinet-Treillard. « On remarque bien dans les transaction que c’est soit de l’investissement pour louer, soit de l’achat de maison anciennes pour habiter. Mais, ceux qui viennent habiter, ce sont des retraités qui veulent profiter de la côte et en même temps de la ville, ses transports et sa cité sanitaire« . Résultat, ceux qui travaillent dans les grosses entreprises du secteur préfèrent acheter là où les prix sont moins élevés, l’arrière pays et le secteur Savenay-Pontchâteau-Herbignac.

Le retour des résidences secondaires

Autre exemple de la reprise du marché de l’immobilier, la reprise des ventes de résidences secondaires sur la côte. « Ce sont, pour beaucoup, des gens proches de la retraite qui achètent d’abord pour les vacances et avec le projet d’en faire leur résidence principale une fois à la retraite« , explique Marie Vinet-Treillard. Côté Nord-Loire, 20% des acquéreurs sont des Parisiens. Les retraités nantais, eux, préfèrent le Sud-Loire et le secteur de Pornic.

Source : France Bleu Loire Océan