Une reprise de l’immobilier en 2016 confirmée par la Fnaim
[26/01/2017 18:51]
Sébastien Chabas

Avec près de 850.000 transactions et un volume des ventes en hausse de +5,2%, les chiffres de la Fnaim, dévoilés ce jeudi, confirment la reprise de 2016 sur le marché de l’existant. « Des résultats de bons augures pour les prochains mois« , a annoncé son président Jean-François Buet. Les derniers chiffres, dévoilés ce jeudi 26 janvier 2017 au siège de la FNAIM, confirment un dynamisme retrouvé du marché de l’immobilier. « Le nombre de transactions dans l’existant a continué à
progresser pour atteindre 844.000 sur douze mois fin novembre 2016 et probablement frôler 850.0000 sur l’ensemble de l’année 2016« , a signalé, Jean-François Buet, président de la Fnaim. Un chiffre effectivement supérieur au record de 2004, mais qu’il convient de relativiser a-t-il admis au cours d’une conférence de presse.

Le marché des logements neufs passe au vert

La hausse de l’activité touche également tous les segments du marché des logements neufs : « Les ventes des promoteurs, portées notamment par la demande des investisseurs, progressent fortement (+17%), de même que les ventes de maisons individuelles (+18,3%), les mises en chantier ont bondi de 11 % et les ventes en VEFA se maintiennent à un haut niveau (+17,4%)« , a également détaillé le président de la Fnaim.
Ces évolutions se traduisent donc par une augmentation sensible des mises en chantier, dont le nombre devrait dépasser 380.000 en fin d’année, a-t-on appris ce jeudi. Enfin, les prix ont continué à légèrement progresser, de 1,5%, avec une grande disparité selon les régions.
Cette bonne tenue s’explique en grande partie par les conditions de financement grandement favorables aux ménages, a précisé Jean-François Buet. Il explique : « Les taux déjà bas ont continué de baisser en perdant encore 78 points de base sur un an, ils se sont situés en moyenne à 1,55 %. » Le pouvoir d’achat des emprunteurs s’est ainsi amélioré, au point de permettre, pour un même budget, d’acquérir 5 m² supplémentaires en moyenne, a complété la Fnaim.

Malgré tout, « il est permis de s’interroger, quitte à refroidir les enthousiasmes, a commenté le président de la fédération immobilière. Cette phase de rattrapage semble s’achever, comme le montre le ralentissement de la progression au second semestre 2016. »

Des chiffres disparates du nombre de ventes en 2016

La France est plus que jamais disparate, entre départements et entre métropoles régionales a-t-il aussi observé. « Ainsi la progression moyenne de 5,2 % du nombre de ventes ne reflète pas la chute de 3,6 % constatée en Lozère, pas plus que le pic de 13,3 % enregistré en Haute Corse. De même, il n’y a rien de commun entre les dix départements les plus actifs et les dix autres qui ferment la marche. Les premiers totalisent 27,6 % du volume des ventes, alors que les derniers en représentent difficilement 2,2 %. »
Pareil constat vaut pour les métropoles : les prix font le grand écart entre Paris (8.665 euros le mètre carré) et Limoges (1.301 euros le mètre carré). A noter aussi une évolution des prix trompeuses : lorsque les prix montent de plus de 3 % à Nîmes, ils ne dépassent pas 2.059 euros le mètre carré. Et alors que s’ils chutent dans les mêmes proportions à Ajaccio, ils se situent encore à 3.040 euros. Les rendements locatifs sont également contrastés, entre 7,2 % à Rouen et 4,7 % à Bordeaux.

Source : batiactu.com