À Ancenis, le marché de l’immobilier est au beau fixe
[15/03/2017 02:24]

Karine COUGOULAT.

Les agences immobilières d’Ancenis sont unanimes : le marché est dynamique. Grâce à la conjonction de plusieurs facteurs : des taux bas au prix juste des biens.

2016, un bon cru pour l’immobilier

Au vu des dernières analyses livrées par la chambre des notaires de Loire-Atlantique en janvier ou plus récemment du Crédit foncier, le marché de l’immobilier se porte bien en Loire-Atlantique. À Ancenis aussi.

Dans les agences immobilières, le moral est au beau fixe. Le constat est unanime : 2016 a été une bonne année. Voire « une année record avec +15% en volume comparé à 2015″ pour le responsable de Laforêt immobilier, Thierry Cochin. « On a retrouvé ce que l’on faisait dans les années 2006, 2007 jusqu’à la crise en 2008. » Même analyse du côté de l’agence Voisine. « L’agence a connu toutes les périodes jusqu’à ce que ça explose en 2008. Mais depuis 2014, on remonte la pente« , explique son gérant qui a vu le nombre de transactions augmenter de 15 à 20 % en 2016.

Un marché actif

Les conditions favorables expliquent cette embellie : des taux historiquement bas malgré une légère augmentation depuis décembre, le prêt à taux zéro… « Et un prix du marché cohérent« , ajoute Thierry Cochin. Autant de facteurs qui dopent le marché qualifié d’actif.

La dynamique 2016 ne semble pas s’essouffler. « 2016 a été une bonne année. 2017 suit cette tendance. Ça a même mieux démarré« , confie Chrystèle Lemoigne, gérante de l’agence Avis immobilier. Une tendance qui trouve écho à l’agence Filuména ;: « Ça démarre très bien. À Ancenis, Saint-Géréon, on a même plus de demandes que de biens et peu de terrains à bâtir« , note Romane Monnier.

Prix stables à Ancenis

Si le volume de ventes augmente, les prix, eux, restent stables. Du moins à Ancenis et Saint-Géréon, contrairement à la tendance régionale avancée par le Crédit foncier, avec la correction à la baisse des prix des maisons dans les petites et moyennes villes. « Aujourd’hui, ils sont stabilisés, confirme François Voisine. Et ils sont relativement hauts à Ancenis et dans sa proximité
immédiate. » Chrystèle Lemoigne abonde dans ce sens : Ancenis a toujours de la valeur ». Pour y poser ses valises, il faut compter 1 500 à 2 000 € le mètre carré, selon les professionnels, pour une maison (l’essentiel du marché) de trois chambres avec jardin, soit 1180 000 € à 200 000 €.

Une fourchette qu’il convient d’ajuster au regard du bien, de son état, de son emplacement. D’autant que certains biens se font rares. « À Ancenis, ce qui manque, ce sont les maisons de plain-pied avec garage et jardin, souligne Thierry Cochin. On est sur des maisons sur deux trois niveaux. » Et l’offre n’est pas pléthorique. Même chose pour le foncier. »

Pas un, mais des marchés

Le budget contraint souvent des acquéreurs à se tourner vers l’extérieur. « Il y a deux marchés, deux zones de prix. Ancenis et sa première couronne : Mésanger, Couffé, tout ce qui repart vers Nantes et qui fonctionne bien. Vers Châteaubriant, c’est plus difficile« , explique François Voisine. Comme le secteur vers Varades, selon Aurélien Supiot, de Filuména. « Belligné, La Rouxière, c’est plus dur. » Et Thierry Cochin d’ajouter : « Le marché rural est plus compliqué, mais ça se vend
s’il y a un avantage prix. »

Le baromètre de l’immobilier de la chambre des notaires de Loire-Atlantique annonçait d’ailleurs une baisse de 10 % dans le bassin d’Ancenis. Tout dépend là encore de la commune. Reste un pas que les acquéreurs locaux ne souhaitent pas franchir : le passage de la Loire. Pourtant, le Maine-et-Loire est plus abordable.

Source : ouest-france.fr