Ancien : la hausse des prix devrait s’accélérer

[25/04/2017]
En dépit de la lente remontée des taux de crédit, la hausse des prix dans l’ancien devrait s’accélérer au printemps, affirment mardi les notaires. Ces derniers anticipent une diminution des stocks de biens à vendre. Dans le même temps, l’année 2016, est jugée « très dynamique » au niveau des ventes, avec une augmentation de 7,7 % par rapport à l’année précédente. À fin mai sur les 12 mois écoulés, les prix des appartements anciens devraient avoir progressé de 4,3% et ceux des maisons anciennes de 6,1%, au vu des avant-contrats de ventes enregistrés par les notaires de France sur l’ensemble du territoire.

Le nombre de logements anciens vendus a lui aussi augmenté, atteignant le record historique de 867 000 ventes (+7,7 %), qui dépasse celui de l’an dernier, établi à 848 000 ventes. Une hausse exceptionnelle, à mettre toutefois en perspective avec l’augmentation du nombre de logements en France. De 2000 à 2016, ils sont passés de 28 988 999 à 34 537 000, soit une augmentation de 19%, là où le volume de ventes de logements anciens n’a dans le même temps, augmenté que de 7% (793000 à 848 000).

« Néanmoins » commence le communiqué « l’accroissement constant en termes de volumes depuis février 2015 montre que le marché […] a acquis une fluidité affirmée en termes de volumes« . Selon les notaires, c’est en partie grâce aux taux bas que le marché se porte aussi bien, malgré une « lente ascension qui ne décourage pas les acquéreurs« . En mars 2017, ces taux sont en effet revenus à leur niveau de juillet 2016, à 1,51%, selon l’observatoire Crédit Logement/CSA.

Maintenir l’équilibre

Pour les notaires, l’élément à redouter pour le marché immobilier ancien serait une augmentation « démesurée » de ces taux d’intérêt, qui risquerait de troubler l’équilibre actuel. Un abandon des dispositifs efficaces, comme la Loi Pinel, pourrait aussi déséquilibrer le marché. Le dynamisme actuel du marché de l’année 2016 et du début 2017 pourrait aussi avoir un autre effet pervers : raréfier le nombre d’acquéreurs en puissance trouvant ce qu’ils cherchent, et diminuer les stocks de biens à vendre. Ainsi, au quatrième trimestre 2016, les prix des logements anciens ont progressé de 1,7% en France, sur un an – +1,9% pour les appartements et +1,5% pour les maisons – selon l’indice Notaires de
France-Insee. Si cette tendance à la hausse touche « la plupart des départements de province« , il n’en existe pas moins « une France à plusieurs marchés« , selon les notaires. Ainsi, si certaines villes rencontrent une baisse des prix, comme Saint-Étienne (-5%), Toulouse (-1,5%) et Marseille (-1,3%, d’autres villes font face à une hausse très brutale, tel que Lyon (+6,2%), Strasbourg (+6,8%) et Bordeaux
(+11,2%).

Source : batiweb.com