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Conjoncture immobilière en mai 2012
prix, estimation, tendances du marché immobilier résidentiel neuf et ancien, en ville et en campagne
Nouveau gouvernement : deux grands ministères pour le Logement et le « Redressement productif »
[16/05/2012]
ayrault
C’est à 19h30, ce mercredi 16 mai 2012, qu’ont été dévoilés les noms des membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre de François Hollande. Parmi les surprises, le retour d’un ministère dédié au Logement qui sera dirigé par Cécile Duflot, et l’arrivée d’Arnaud Montebourg à la tête du « Redressement productif ». Détails.
Trente-quatre ministres ou ministres délégués, et une parité parfaite : 17 hommes et 17 femmes. Le nouveau gouvernement de l’ère Hollande consacre une large place à nos secteurs : logement et territoires, développement durable et énergie, ville, PME & innovation, artisanat, transports. En attendant peut-être des changements avec l’avènement des élections législatives en juin prochain..
Pas d'écologie pour Cécile Duflot
Cécile Duflot, actuelle secrétaire nationale du parti Europe Écologie Les Verts (EELV), 37 ans, prend la tête d'un ministère de l'Égalité des Territoires et du Logement qui chapeaute également la ville. Le logement est un dossier que cette ancienne salariée dans le logement social connaît : elle a notamment défendu aux régionales de 2010 la réquisition des logements vides ou encore, opposée au Grand Paris, une vision de l'aménagement du territoire "fondée sur la coopération entre les régions". [...]
Retrouvez la liste de l'ensemble des membres du Gouvernement sur le site de l'Élysée.
Source : Batiactu
Immobilier : les taux d'emprunts moyens baissent dans toute la France
[16/05/2012] 
Empruntis.com a publié aujourd’hui la dernière édition de son baromètre des taux immobiliers régionaux.
D’une manière générale, les taux baissent dans toute la France, avec une moyenne de 3,70% sur 15 ans et une moyenne de 4% pour une durée de 20 ans.
Plus précisément, le baromètre révèle que l’Ouest détient le taux le plus faible sur 15 ans, avec une moyenne de 3,60%. L’Ile de France conserve le taux moyen le plus élevé avec une moyenne de 4,20% sur 20 ans, alors que le Sud-ouest, l’Est et la région Méditerranée possèdent un taux moyen ne dépassant pas les 4%. Enfin, les régions Nord et Rhône Alpes sont à mi-chemin, avec un taux moyen s’élevant à 4,05%.
Maël Bernier, Directrice de la communication d’Empruntis.com, commente ces résultats : « Les barèmes affichent des taux intéressants, mais nos partenaires bancaires sont prêts à des décotes encore plus importantes, pour peu que l’emprunteur réponde aux critères d’endettement. Les OAT étant faibles, les taux devraient rester à des niveaux bas encore quelques temps ».
En guise de conclusion, Maël Bernier s’exprime sur le point des minima : « Du côté des minima, la capacité d’épargne de l’emprunteur joue encore davantage. Avec les critères de Bâle 3, les banques cherchent avant tout des liquidités, tout en restant très actives dans l’octroi de crédit immobilier. Les bons profils, avec des épargnes importantes, obtiennent facilement des décotes sur leur taux, allant même jusqu’à 0,50 % »
Source : Direct Gestion
Pouvoir d'achat immobilier : une hausse partout en France, sauf à Paris
[15/05/2012]
En mai, pour la 1ère fois depuis la création du palmarès "meilleurtaux.com", on assiste à une hausse du pouvoir d'achat immobilier dans toutes les villes, excepté à Paris où il stagne.
Marseille, avec un gain de 3 m² pour 1 000 € de mensualité sur 20 ans, connait la plus forte progression quand les villes de Strasbourg et Nice gagnent un peu plus d'1 m². Les différences restent importantes d'une ville à l'autre : avec le même budget on peut ainsi acheter 59 m² à Bordeaux, 49,3 m² à Lyon ou 66,5 m²  à Toulouse.
« La baisse des prix de l'immobilier amorcée depuis l'été dernier se confirme. Même à Paris, la tendance à la hausse est désormais clairement stoppée et on constate à fin avril 2012 une stabilité des prix affichés par rapport au printemps dernier. Dans bon nombre d'autres grandes villes françaises, les prix du printemps 2012 sont désormais inférieurs de 10 à 15 % aux sommets atteints à l'été 2007. Et au niveau national, les prix de vente aujourd'hui sont comparables à ceux de l'été 2005 », analyse Roland Tripard, président du directoire de SeLoger.com.
Source : Direct Gestion
Pérol s'en prend au doublement du plafond du Livret A
[10/05/2012 11:20] 
Le patron du groupe bancaire français BPCE s'en est pris jeudi à l'une des mesures phares du nouveau président élu pour relancer le logement social. Il juge le doublement du plafond du livret A "pas très utile" et "très coûteux".
François Pérol, patron du groupe bancaire français BPCE, a estimé jeudi que le doublement du plafond du Livret A préconisé pendant sa campagne par le président élu PS François Hollande, ne serait pas "très utile" mais serait une mesure "coûteuse" pour l'État.
Dans ses 60 engagements, M. Hollande souhaite que soient construits dans le quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, grâce au doublement du livret A. "Je ne suis pas sûr que ce soit une mesure très utile mais nous sommes, par définition, prêts à en discuter", a déclaré jeudi M. Pérol sur BFM business. "C'est une mesure qui sera coûteuse pour les finances publiques puisque cela ne va pas générer d'épargne supplémentaire, cela va simplement faire que les Français vont transférer de l'épargne qui, aujourd'hui, est fiscalisée sur un produit qui ne l'est pas, le Livret A", a-t-il relevé.
"Ceux qui sont au plafond, il n'y en a pas beaucoup -il y a 9% de nos clients qui sont au plafond, ces 9% ont 50% des encours. Ceux qui ont 15 000 euros d'épargne ailleurs, ils vont la prendre et la mettre sur leur Livret A". Un porte-parole du groupe a précisé à l'AFP que ce chiffre de 9% concerne la totalité des banques françaises. [...]
Financement du logement social
Le Livret A, qui permet une épargne totalement défiscalisée, est actuellement plafonné à 15 300 euros et bénéficie d'une rémunération de 2,25%. Son encours, centralisé par la Caisse des dépôts et utilisé pour financer le logement social, atteignait 224 milliards d'euros à fin mars. [...] Au 31 décembre 2010, la France comptait près de 59,5 millions de livrets A, selon le rapport annuel de l'Observatoire de l'épargne réglementée.
"Je ne sais pas exactement ce que l'on poursuit. On dit qu'on va financer le logement social. C'est très bien. Le problème du logement social, ça n'est pas le financement, c'est l'offre, c'est la disponibilité de terrains, c'est la capacité de construire". "Aujourd'hui les fonds du Livret A sont centralisés à la Caisse des dépôts qui a largement, largement de quoi financer le logement social en l'état actuel de l'offre aujourd'hui et demain", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'"il y a 30 milliards qui sont parfaitement disponibles aujourd'hui à la Caisse des dépôts pour cela donc je ne sais pas si c'est très utile" de doubler le plafond.
L'"autre question, c'est le taux", a-t-il noté. "C'est une question qui relève des autorités, à elles de décider quel est le bon taux et ça, ça concernera tous les épargnants", a commenté M. Pérol.
Source : L'Expansion.com avec AFP
Logements neufs : les ventes continuent de s'effondrer
[10/05/2012]
Les ventes de logements neufs en France continuent de s'effondrer depuis le début de l'année 2012, ont annoncé la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) et l'Union des maisons françaises (UMF).
"Les ventes réalisées par les promoteurs ont chuté de 25% au premier trimestre 2012 par rapport au même trimestre de 2011 et de 39% par rapport aux 3 premiers mois de 2010", a déclaré Marc Pigeon, président de la FPI, au cours d'une conférence de presse commune.
Toutes les régions sont frappées par ce phénomène (même l'Île-de-France avec -21%) et certaines grandes métropoles sont particulièrement affectées (-77% à Rouen, -47% à Bordeaux et -44% à Toulouse).
Nexity, un des deux premiers promoteurs français avec Bouygues, avait indiqué  avoir enregistré une chute de 20% de ses ventes pour les 3 premiers mois de 2012. Ce sont surtout les ventes aux investisseurs qui achètent pour louer (grâce au dispositif fiscal "Scellier") qui sont le plus sinistrées avec un plongeon de 60% au premier trimestre.
500 000 logements neufs annoncés par Hollande
Le secteur des maisons individuelles, surtout présent en province, est également touché. "Sur le premier trimestre, la baisse est de 17% et la chute a l'air de s'accentuer depuis avril", indique de son côté Christian Louis-Victor, président de l'UMF.
Le reste de l'année s'annonce également sombre. Affirmant que "la crise du logement s'aggrave", M. Pigeon table désormais pour l'ensemble de l'année 2012 sur 75 000 ventes effectuées par les promoteurs, soit une chute d'un quart par rapport à 2011 (103 000).
De leur côté les ventes de maisons individuelles ne devraient pas excéder 120 000 en 2012 contre 148 000 en 2011, selon M. Louis-Victor. "On attend avec impatience les dispositions qui pourraient être annoncées pour atteindre l'objectif fixé par François Hollande de construction de 500 000 logements neufs", affirme Guy Portmann, président de France Terre et vice-président de la FPI.
Source : AFP
François Hollande, président : découvrez sa feuille de route au sujet du logement et de l'immobilier
[07/05/2012] 
Président élu, François Hollande prendra réellement ses fonctions le 15 mai. Le socialiste a livré sa feuille de route pour les premiers mois de son mandat. Découvrez ce qui attend le secteur de l'immobilier et du logement.
1 - Le logement
- Caution solidaire : mise en place pour permettre aux jeunes d'accéder à la location - décret pris après concertation avec les partenaires sociaux – Date : entre le 6 mai et le 29 juin 2012.
- Garantie pour l’épargne défiscalisée (livret A et livret d’épargne industrie, successeur du Livret de développement durable) d’une rémunération supérieure à l’inflation et doublement du plafond de ces livrets, pour mieux financer le logement social, le développement des PME et l’innovation– Date : entre le 6 mai et le 29 juin 2012.
- Loi sur l’accès au logement : encadrement des loyers à la location et à la relocation, renforcement des sanctions prévues par la loi SRU, réforme du régime de cession du foncier de l'État pour faciliter la construction de logements par les collectivités territoriales - Date : entre août 2012 et juin 2013.
2 - L'énergie
- Lancement du débat national sur la transition énergétique préalable à la loi de programmation : préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, sécurisation de nos filières énergétiques et développement des filières industrielles des énergies nouvelles, plan massif de rénovation thermique des logements - Date : Entre le 3 juillet et le 2 août 2012.
- Loi sur la tarification progressive de l’eau, de l’électricité et du gaz, dès l’achèvement de la préparation technique, - Date : entre août 2012 et juin 2013.
Source : Batiweb
Ce que cache la chute des prêts immobiliers
[03/05/2012 15:52]
Le montant des prêts immobiliers accordés en France a poursuivi son recul en avril. Une récession qui reflète la baisse des transactions mais traduit aussi le fait que les ménages les plus modestes sont en voie d'exclusion du marché immobilier.
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© Jérôme Chatin
Les banques accordent toujours moins de crédits immobiliers. Les montants ont en effet continué de chuter de 9,5% au mois d'avril, portant le recul en glissement annuel à 32,2% sur les quatre premiers mois de l'année, selon l'Observatoire Crédit logement/CSA publié jeudi. Un recul qui signale l'exclusion de toute une partie de la population du marché immobilier
"L'embellie de l'automne 2011 n'a pas suffi à inverser la tendance récessive du marché. Ce dernier se recentre sur une clientèle plus aisée à l'apport personnel croissant, au détriment des jeunes acheteurs notamment", a relevé Crédit Logement, établissement de crédit dont les actionnaires sont les grandes banques françaises. "Le bouleversement du marché, très probablement, ne va pas s'arrêter", estime Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université Paris Ouest et l'un des auteurs de l'Observatoire. Pessimiste, il pronostique un recul de la production de prêts immobiliers à 120 ou 125 milliards cette année contre 160 en 2011.
Tous les types d'opérations sont touchés. Qu'il s'agisse des acquisitions de logements neufs avec des prêts en recul de 24,5% sur un an pour les quatre premiers mois de l'année. Ou, encore plus, des logements anciens : les prêts les concernant se sont en effet repliés de 38,3% à la fin avril en glissement annuel.
Les taux ont également continué de baisser (hors assurance et coût des sûretés) pour s'établir à 3,67% en avril après 3,87% en mars. Ils retrouvent leur niveau du printemps 2011. Cette baisse a été constatée dans les trois segments du marché: neuf; ancien et travaux. Elle s'accompagne d'une "réduction significative des durées moyennes de prêts octroyés", selon M. Mouillart [...] et retrouvé un niveau datant de trois ans. "La baisse est maintenant aussi rapide dans l'ancien que dans le neuf", selon l'Observatoire.
Dans un marché en récession et en pleine mutation (impact de la crise, reconfiguration du PTZ+ et du dispositif Scellier), l'Observatoire a constaté une forte progression de l'apport personnel, une réduction des montants empruntés mais une augmentation du coût moyen par opération. "Toutes les catégories de ménages sont concernées par la hausse de l'apport moyen. La suppression du PTZ+ a fait sortir du marché toute une partie des ménages, les plus modestes, ce qui a un effet mécanique sur le taux d'apport", a noté M. Mouillart.
L'apport moyen atteignait 28,6% du coût de l'opération à fin avril (24,7% un an plus tôt). Les montants moyens empruntés sont passés de 152 900 euros en avril 2011 à 145 800 euros en avril 2012, tandis que le coût moyen par opération a grimpé à 204 300 euros (202 900 euros en avril 2011).
Source : L'Expansion.com avec AFP
Scellier : dérogations en série avant la fin de l'aide fiscale  
[02/05/2012 07:00] 
Myriam Chauvot
De mi-décembre à fin mars, 22 agréments ont été accordés par le ministre du Logement pour permettre à des communes de zone C sans tension locative de faire du Scellier alors qu'elles n'y sont normalement pas éligibles.
La situation peut sembler paradoxale. Au moment où Nicolas Sarkozy déclare ne plus vouloir d'aide fiscale à l'investissement locatif (« Les Échos » du 18 avril), le ministère du Logement multiplie les agréments rendant éligibles au Scellier des communes n'y ayant pas droit car situées en zone C sans tension locative. La création d'une zone C non éligible avait constitué, en 2009, la grande nouveauté du Scellier, destinée à éviter les dérives du Robien, où des particuliers s'étaient retrouvés avec des appartements inlouables, dans des zones en excès de logements.
Avant décembre 2011, seuls 5 agréments avaient été accordés par le ministre du Logement. De mi-décembre à fin mars, 22 agréments ont été octroyés. Un hasard du calendrier, selon le ministère, car la procédure est longue. Elle inclut le respect obligatoire d'indicateurs chiffrés et sur 113 candidatures, 76 % ont été rejetées, précise t-il. Enfin il est parfois nécessaire de démolir de l'ancien lors de programme de requalification de quartiers, rendant alors nécessaires des constructions, même en zone non tendue.
Cela n'empêche pas les professionnels de hausser le sourcil devant la liste des communes agréées. Toutes ne sont pas en cause. Dreux a en effet vu sa vacance baisser. De même, 13 petites communes agréées en février-mars peuvent être légitimes, car elles prolongent les agglomérations de Lyon et de Grenoble. D'autres comme Les Herbiers sont en Vendée, une région jugée dynamique. Tout juste s'interroge-t-on sur la compatibilité de ces agréments [...] avec la politique de lutte contre l'étalement urbain.
Certains agréments, en revanche, sont qualifiés de cadeau politique à des maires voulant soutenir l'emploi local par le BTP. C'est le cas de Puy-en-Velay, agréé le 20 décembre et qui a pour maire le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, ce que le magazine «Que Choisir» du 21 mars ne s'est pas privé de dénoncer. Ce n'est pas une première. La même accusation de faveur politique avait été faite lors de l'agrément en juin 2011 de Vitré, dont le député-maire est Pierre Méhaignerie. En 2009, à la fin du Robien, Vitré avait pourtant été classée en zone saturée par Akerys, un des principaux spécialistes du Scellier. Sans être nécessairement politiques, d'autres agréments laissent perplexes les acteurs de l'immobilier défiscalisé. C'est le cas de Clisson (6 700 habitants, à 15 kilomètres de Nantes[...].
Logements vacants
La demande locative incertaine et les loyers très bas de ce type de village y rendent un investissement locatif risqué. L'Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi), qui représente les petits bailleurs privés et s'oppose aux aides fiscales, dénonce non seulement les agréments actuels mais la politique de nombre de grandes villes. «L'enjeu n'est pas de construire, mais de réhabiliter le parc ancien, or tous les maires veulent construire, dénonce le président de l'Unpi, Jean Perrin. L'agglomération du grand Dijon a programmé 13 000 logements en 5 ans alors qu'une de ses propres études a recensé 8 000 logements vacants !» De même, dans l'agglomération de Rodez (Aveyron), où l'Unpi a tenu récemment une assemblée générale régionale, «il y a 4 000 logements vides, poursuit-il. Or le vice-président d'agglomération a annoncé vouloir construire 360 logements par an dont certains en locatif pour des investisseurs».
Source : Les Échos
L'État vend ses terrains pour construire plus
[01/05/2012 18:07] 
Jean-Yves Guérin
Face à la crise du logement, une piste consiste à bâtir sur du foncier libéré par le secteur public.
Voilà au moins un domaine dans lequel Nicolas Sarkozy et François Hollande font le même constat. Pour construire plus et bâtir moins cher, l'État, qui est le premier propriétaire foncier en France, doit accélérer la vente de ses terrains. Il y a urgence: selon la Fondation Abbé-Pierre, il manque 900 000 logements dans l'Hexagone. Pour en finir avec cette pénurie, il faudrait en construire 500 000 par an. Or en 2011, qui n'était pas un mauvais cru, on en a bâti seulement 360 000.
Évidemment, libérer des terrains appartenant à l'État et aux établissements publics (SNCF, La Poste, RFF…) ne suffira pas à résoudre le problème. Là aussi, le président sortant et son opposant avancent les mêmes chiffres: cet engagement permettra de construire 100 000 logements sur le quinquennat. En revanche, les deux candidats diffèrent sur la mise en œuvre de cette politique. «Nous vendrons ces terrains au prix du marché, car nous ne voulons pas grever le budget de l'État, affirme Benoist Apparu, le ministre du Logement. Cela rapportera 2 milliards. Et nous construirons aussi bien des logements sociaux que des logements en accession à la propriété.» «Nous donnerons ces fonciers pour in fine faire baisser les prix des appartements, rétorque le sénateur Thierry Repentin, en charge du logement dans l'équipe Hollande. Et nous y bâtirons exclusivement des logements sociaux
L'idée de vendre des terrains des ministères à grande échelle pour remédier à la pénurie de logements n'est pas nouvelle. Nicolas Sarkozy l'a déjà mise en musique entre 2008 et 2012. Avec, à la clé, 55 000 logements. Auparavant, Dominique de Villepin, alors premier ministre, l'avait testée dès 2006. Résultat, aujourd'hui, de nombreux programmes immobiliers sont développés sur d'anciens terrains publics.
Délais incompressibles
Ainsi, à Dijon, 450 logements sont en train de sortir de terre à la place de l'hôpital militaire Hyacinthe-Vincent, désaffecté. À Paris, 3500 appartements, dont les premiers à livrer dans deux ans, seront construits aux Batignolles sur des terrains cédés par la SNCF et RFF. Des opérations de reconversion urbaine qui présentent un inconvénient majeur: elles prennent beaucoup trop de temps. [...] «Ce sont des délais à rallonge, car il y a beaucoup d'étapes incompressibles: la négociation du prix de vente, la modification du plan local d'urbanisme (PLU), la démolition, l'obtention du permis de construire, l'éventuelle dépollution des terrains…», souligne Jean-Claude Florence, l'adjoint du service en charge des cessions immobilières au ministère de la Défense. Autre point noir: les opérateurs publics vendent les terrains sans aucun discount, au prix du marché. Et comme le foncier se renchérit d'année en année, ils contribuent aussi à faire grimper les prix de l'immobilier neuf.
Source : Le Figaro
Calculer la plus-value immobilière
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Prix médian des maisons à Ancenis en mai 2012 (hors frais d'agence et de notaire) et évolution des prix sur un an
Source : La Vie Immo
Prix moyen du m² à Ancenis en mai 2012 (immobilier maisons et appartements)  
Source : Le Particulier
Évolution du prix de l'immobilier, au m², à Ancenis en mai 2012 par Seloger
Source : Se loger
Copyright © 1998 - mai 2012 Anne COIGNARD ERIAU