Page 2 of 18

Immobilier : le dynamisme du marché du neuf se confirme

Immobilier : le dynamisme du marché du neuf se confirme
[22/02/2017 18:30]
Barbara Vacher

Qualifiée par la Fédération des promoteurs immobiliers de « très bon millésime« , l’année 2016 a connu une hausse de 21 % des réservations de logements neufs, qui s’est accompagnée d’une progression des prix mesurée. Chez les constructeurs de maisons individuelles, la dynamique positive est aussi au rendez-vous. L’appétence retrouvée des Français pour la pierre en 2016 se confirme aussi dans le neuf. L’année dernière a connu le niveau de ventes le plus élevé atteint depuis que l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers a vu le jour en 2010. Après une progression de 16 % en 2015, les réservations de logements auprès des promoteurs ont ainsi progressé de 21 % avec 148 618 unités commercialisées en 2016 : 116 681 ventes aux particuliers, 26 287 ventes en bloc et 5650 en résidences services (étudiantes, seniors, tourisme).

Le moral de la promotion immobilière est donc au beau fixe : bien qu’encore en deçà des pics de production d’avant-crise de 2008, et malgré l’ « effet de rattrapage » d’une période 2013-2014 moribonde, ces réservations auront insufflé une belle dynamique pour les prochains mois, en partie dopées par l’avantage fiscal Pinel et le prêt à taux zéro.  Les ménages investisseurs ont profité du Pinel et du prêt à taux zéro pour investir dans le neuf. Autre signe positif pour la filière, la croissance s’est inscrite dans un contexte d’équilibre entre l’investissement locatif (53%) et l’accession à la propriété (47 %), avec une hausse des prix mesurée, de l’ordre de 2,5 % au niveau national, à 4 055 euros le mètre carré. Soutenue, la demande n’en reste pas moins sensible à cette évolution de prix déjà bien élevés. Sans surprise, on note d’importantes disparités tarifaires selon les agglomérations. Atteignant 4 838 euros en Ile-de-France, le mètre carré du neuf « tombe » à 3 700 euros en province. Stable ou en progression dans plus de la moitié des agglomérations urbaines, il enregistre de légères baisses à Lille, Montpellier, La Rochelle, Caen et Saint-Malo. Le ralentissement est plus net à Besançon, Nice, Dijon et Rouen.

Une période dynamique pour la maison individuelle

Présentés le 22 février par la branche constructeurs et aménageurs de la Fédération française du bâtiment (FFB), les chiffres de la construction d’habitations individuelles (hors promotion) en 2016 sont également au beau fixe.

En croissance de 19,5 %, avec 133 600 unités, les ventes des constructeurs progressent plus rapidement que celles opérées par les promoteurs. Une activité que l’on doit notamment au prêt à taux zéro. D’après la FFB, il a été utilisé dans la moitié des achats de maisons neuves en 2016 (et dans 70 % des cas chez les primo-accédants). Quant à l’investissement locatif Pinel, il serait à
l’origine de 8 000 unités vendues l’année dernière par les constructeurs. Le profil-type de l’acheteur de la maison individuelle a changé ces dernières années. Depuis 2010, évolution des prix oblige, son budget a sensiblement augmenté pour l’acquisition d’un terrain plus petit. Âgé de 46 ans (contre 39 en 2010), celui-ci investit en moyenne 177 000 euros dans les murs et 91 000 euros dans le foncier pour une surface moyenne de terrain de 1100 m2. Six ans auparavant, le prix moyen d’une maison était de 141 000 euros, celui du terrain de 57 400 euros pour 1300 m² de foncier.

Source : votreargent.lexpress.fr

Logement neuf : la hausse des prix se confirme

Logement neuf : la hausse des prix se confirme
[15/02/2017]
Le dernier baromètre réalisé par Trouver-un-logement-neuf.com est venu confirmer la tendance : les prix du logement neuf repartent à la hausse en France ! L’enquête menée auprès de 150 localités a en effet démontré que le prix moyen d’un T3 avait augmenté de 0,95% en 6 mois passant de 247 595 euros à 249 869 euros. Les promoteurs immobiliers avaient vu juste : la tendance haussière des prix du logement neuf se confirme en ce début d’année 2017. D’après les chiffres révélés ce jour par le portail internet Trouver-un-logement-neuf.com, acquérir un logement neuf est désormais plus cher qu’il y a 6 mois.

Parmi les 150 localités passées au crible, 92 hausses pour 58 baisses ont été observées. Ainsi, malgré d’importantes disparités, le prix moyen d’un trois-pièces a augmenté de 2 374 €, soit + 0,95% depuis août 2016.

Montée en gamme des villes

Les villes ayant enregistré les plus fortes hausses sont celles qui se trouvent en périphérie des grandes agglomérations. A Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, les prix du neuf ont progressé de +11,4% ; à Bruz, près de Rennes, cette hausse atteint 10,4% tandis que Bois-Guillaume, au nord-est de Rouen, se classe 8e au palmarès des 10 plus fortes hausses de prix sur 6 mois (+ 9,1%). La progression des prix touche également les villes touristiques. A la Baule par exemple, où un T3 coûte désormais plus de 410 000 euros, les prix ont bondi de 12,1%. En région parisienne, les travaux du Grand Paris Express sembleraient impacter les prix. « On peut en effet s’interroger car Vitry-sur-Seine et Alfortville, dans le Val-de-Marne font partie des 10 plus fortes hausses de ce baromètre « , dit l’étude. Sont également cités Maisons-Alfort et Créteil, qui ont enregistré une hausse des prix de + 4,6% et + 4,7% respectivement.

Certaines villes corrigées ?

Si une majorité de villes a vu les prix du logement neuf augmenter, d’autres ont au contraire observé un repli. C’est le cas par exemple de la ville de Lille (- 7,7%). Serait-elle déjà pénalisée par l’encadrement des loyers, s’interroge le baromètre. Il y a aussi les villes ayant connu de fortes hausses en 2016 et qui, en ce début d’année 2017, voient leurs prix chuter. C’est ainsi que Saint-Malo, plus forte hausse du baromètre de juin 2016 (+18%), est désormais sur le podium des plus fortes baisses (- 9,5%). Même chose à Issy-les-Moulineaux avec un repli des prix de – 9,3% (contre +9% six mois auparavant). « Le prix moyen y reste toutefois élevé, parmi les plus chers de France : 497 000 € pour un T3 », note cependant Trouver-un-logement-neuf.com. La plus forte correction de ce baromètre revient à Annecy-le-Vieux où les prix ont très nettement reculé de – 11,5% pour un prix moyen de 309 600 € pour un trois-pièces.

Source : batiweb.com

Comment va évoluer le marché immobilier en 2017?

Comment va évoluer le marché immobilier en 2017?
[30/01/2017 16:57]
Barbara Vacher

Malgré l’incertitude générée par le contexte électoral et une légère remontée des taux de crédit, 2017 se présente bien pour le marché immobilier français.

Contexte d’élection présidentielle oblige, Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), partage ses prévisions 2017 avec une certaine prudence. Celles-ci n’en demeurent pas moins optimistes. Après une période particulièrement active pour l’immobilier français ces six derniers mois, la Fnaim se réjouit d’un début d’année 2017 dans la même veine dynamique.

« Bien qu’il soit très difficile de se projeter au second semestre, en raison notamment de programmes de candidats à la présidentielle particulièrement incomplets sur la question du logement, nous anticipons pour 2017 un volume annuel de transactions équivalent à celui de 2016 (850 000, + 5,2 % par rapport à 2015), et une hausse moyenne des prix de 2 à 5 %« , annonce le président de la Fnaim. La fourchette reste large, pour autant la Fnaim prévoit a minima une augmentation supérieure à celle de 2016 (+1,5 %).

Pour l’économiste Michel Mouillart, porte-parole de L’Observatoire des Prix Immobiliers LPI-Se Loger, qui a présenté le 26 janvier son baromètre 2016, « l’année 2017 devrait enregistrer une activité dynamique quoiqu’un peu moins soutenue qu’en 2016« . L’évolution des conditions de crédit (la hausse des taux) ne devrait pas chambouler le marché tandis que « la croissance des prix devrait être
comparable à l’année dernière, et se généraliser à l’ensemble du territoire français. »

Pouvoir d’achat

Année de reprise après une longue période d’attentisme, 2016 aura été celle de l’augmentation du pouvoir d’achat immobilier des Français. Grâce à des taux de crédit planchers (1,55 % en moyenne) et une progression des prix modérée, ils ont pu acheter pour le même budget un logement ancien plus grand (+5 m²), et ce en empruntant moins longtemps. D’après Philippe Amestoy, directeur général délégué du Crédit du Nord, ce climat de confiance aurait en outre incité les banques « à faire preuve de davantage de souplesse en matière d’apport
personnel« .

Les « primo-accédants » – ceux qui deviennent propriétaires de leur logement pour la première fois – ont été de retour sur le marché, attirés par des conditions de crédit attractives, et par la possibilité, pour ceux dont les revenus sont les plus modestes, de bénéficier du nouveau prêt à taux zéro dans l’ancien. Dans le neuf, l’engouement fut similaire. En forte augmentation en 2016 (+17,4 %), une partie des réservations en VEFA (ces logements pas encore sortis de terre) devraient mécaniquement dynamiser les transactions en 2017.

Source : votreargent.lexpress.fr

Une reprise de l’immobilier en 2016 confirmée par la Fnaim

Une reprise de l’immobilier en 2016 confirmée par la Fnaim
[26/01/2017 18:51]
Sébastien Chabas

Avec près de 850.000 transactions et un volume des ventes en hausse de +5,2%, les chiffres de la Fnaim, dévoilés ce jeudi, confirment la reprise de 2016 sur le marché de l’existant. « Des résultats de bons augures pour les prochains mois« , a annoncé son président Jean-François Buet. Les derniers chiffres, dévoilés ce jeudi 26 janvier 2017 au siège de la FNAIM, confirment un dynamisme retrouvé du marché de l’immobilier. « Le nombre de transactions dans l’existant a continué à
progresser pour atteindre 844.000 sur douze mois fin novembre 2016 et probablement frôler 850.0000 sur l’ensemble de l’année 2016« , a signalé, Jean-François Buet, président de la Fnaim. Un chiffre effectivement supérieur au record de 2004, mais qu’il convient de relativiser a-t-il admis au cours d’une conférence de presse.

Le marché des logements neufs passe au vert

La hausse de l’activité touche également tous les segments du marché des logements neufs : « Les ventes des promoteurs, portées notamment par la demande des investisseurs, progressent fortement (+17%), de même que les ventes de maisons individuelles (+18,3%), les mises en chantier ont bondi de 11 % et les ventes en VEFA se maintiennent à un haut niveau (+17,4%)« , a également détaillé le président de la Fnaim.
Ces évolutions se traduisent donc par une augmentation sensible des mises en chantier, dont le nombre devrait dépasser 380.000 en fin d’année, a-t-on appris ce jeudi. Enfin, les prix ont continué à légèrement progresser, de 1,5%, avec une grande disparité selon les régions.
Cette bonne tenue s’explique en grande partie par les conditions de financement grandement favorables aux ménages, a précisé Jean-François Buet. Il explique : « Les taux déjà bas ont continué de baisser en perdant encore 78 points de base sur un an, ils se sont situés en moyenne à 1,55 %. » Le pouvoir d’achat des emprunteurs s’est ainsi amélioré, au point de permettre, pour un même budget, d’acquérir 5 m² supplémentaires en moyenne, a complété la Fnaim.

Malgré tout, « il est permis de s’interroger, quitte à refroidir les enthousiasmes, a commenté le président de la fédération immobilière. Cette phase de rattrapage semble s’achever, comme le montre le ralentissement de la progression au second semestre 2016. »

Des chiffres disparates du nombre de ventes en 2016

La France est plus que jamais disparate, entre départements et entre métropoles régionales a-t-il aussi observé. « Ainsi la progression moyenne de 5,2 % du nombre de ventes ne reflète pas la chute de 3,6 % constatée en Lozère, pas plus que le pic de 13,3 % enregistré en Haute Corse. De même, il n’y a rien de commun entre les dix départements les plus actifs et les dix autres qui ferment la marche. Les premiers totalisent 27,6 % du volume des ventes, alors que les derniers en représentent difficilement 2,2 %. »
Pareil constat vaut pour les métropoles : les prix font le grand écart entre Paris (8.665 euros le mètre carré) et Limoges (1.301 euros le mètre carré). A noter aussi une évolution des prix trompeuses : lorsque les prix montent de plus de 3 % à Nîmes, ils ne dépassent pas 2.059 euros le mètre carré. Et alors que s’ils chutent dans les mêmes proportions à Ajaccio, ils se situent encore à 3.040 euros. Les rendements locatifs sont également contrastés, entre 7,2 % à Rouen et 4,7 % à Bordeaux.

Source : batiactu.com

Malgré la remontée des taux, un vent d’optimisme souffle toujours sur le crédit immobilier

Malgré la remontée des taux, un vent d’optimisme souffle toujours sur le crédit immobilier
[16/01/2017 09:37]
Barbara Vacher

La France a connu une production record de crédits immobiliers en 2016. Les taux, historiquement bas, ont commencé à remonter légèrement depuis le mois de décembre mais les conditions d’emprunt n’en restent pas moins très attractives. Pour les courtiers, 2017 s’annonce sous de bons auspices.

L’année 2016 fut marquée par un dynamisme relativement exceptionnel du marché immobilier français. Aux yeux de beaucoup de spécialistes, le nombre inédit des transactions de logements s’explique en grande partie par la chute des taux d’intérêt des crédits. Atteignant leur niveau plancher en novembre dernier (1,53 % en moyenne*), les taux ont en effet connu une baisse d’un point en douze mois, un record qui a permis à beaucoup de Français d’augmenter leur pouvoir d’achat immobilier, en s’endettant en moyenne plus, et ce avec moins d’apport. Pour autant, certaines conditions d’emprunt n’ont, elles, pas changé : l’argent moins cher n’a pas incité l’écrasante majorité des banques à ouvrir leurs portes aux ménages sans CDI.

Hausse légère des barèmes

En décembre, une légère hausse des taux a finalement été constatée pour la première fois depuis l’été 2015. « Sous l’effet notamment de la hausse des taux d’emprunt d’État (OAT 10 ans) passés en un mois de 0,10 à 0,80 %, la plupart des banques ont remonté leurs taux, de 0,10 à 0,40 % pour certaines, tout en se laissant la possibilité d’accorder des réductions pour les meilleurs profils pouvant aller jusqu’à 0,30 ou 0,40 %. Le taux fixe moyen relevé atteint 1,5 % pour un emprunt de 20 ans  » indique Vousfinancer dans sa note de conjoncture du 2 janvier.

En janvier, la tendance constatée est la même : une petite hausse des barèmes est enregistrée au sein de la majorité des établissements bancaires. Les taux moyens observés ce mois-ci sur 20 ans varient de 1,30 à 1,80 % selon les courtiers : Acecredit : 1,34 % (02/01) | Cafpi : 1,80 % (NC) | Empruntis : 1,65 % (12/01) | MeilleurTaux : 1,60 % (« taux bon » : meilleur que les taux moyens constatés, 04/01) | Vousfinancer : 1,60 % (NC)

Un appétit commercial aiguisé

Après deux mois consécutifs de remontée, on reste encore loin de la barre des 2 %, un niveau considéré comme historique il y a encore un an, pas de quoi stopper l’optimisme des intermédiaires en crédit pour 2017 qui parient sur l’appétit commercial de leurs partenaires bancaires. « La hausse pourrait se poursuivre encore dans les prochaines semaines, toujours en lien avec la remontée récente du taux de l’OAT 10 ans – pourtant stabilisé depuis – et les perspectives de hausse de l’inflation en 2017. Toutefois les établissements devraient continuer à mener une politique de taux offensive afin de rester compétitifs« , estime-t-on chez Vousfinancer.

« Les banques ont des objectifs de production de crédit pour 2017 très ambitieux car équivalents à ceux de 2016 qui devrait être une année record avec plus de 230 milliards d’euros de production de crédits attendu« , assure Jérôme Robin, président de Vousfinancer. « En outre, tant que la Banque centrale européenne ne remonte pas ses taux de refinancement proches de zéro et ses taux de dépôt toujours négatifs, les banques restent incitées à prêter ! Elles devraient avoir la volonté de maintenir des taux de crédit attractifs en 2017… et pourraient même peut être faire le choix de les baisser à nouveau au printemps« , conclut-il.

Des dossiers d’emprunt à soigner

Sauf événement extérieur majeur, les porteurs de projets immobiliers peuvent donc envisager les prochains mois avec une certaine sérénité… et sans précipitation. Car dans l’euphorie générale du marché, les délais de traitement des dossiers d’emprunt se sont rallongés ces dernières semaines, atteignant aisément 21 jours au lieu des deux semaines habituellement constatées. Dans ces conditions et en période de remontée des taux, « il est crucial pour l’emprunteur d’avoir constitué son dossier et de l’apporter complet au premier rendez-vous en banque s’il ne passe pas par un intermédiaire en courtage« , conseille Cécile Roquelaure, directrice communication et études d’Empruntis. « L’accord de principe écrit que la banque lui formalisera après le rendez-vous et qui doit figer les conditions du financement pourra être remis en cause par l’établissement si le dossier n’est pas complet. » Avec le risque de voir son taux augmenté si la banque relève ses barèmes entre-temps !

*Moyenne relevée par L’Express-Votre Argent auprès des principaux courtiers en crédit immobilier.

Source : votreargent.lexpress.fr

Loire-Atlantique. Le marché immobilier est reparti à la hausse en 2016

Loire-Atlantique. Le marché immobilier est reparti à la hausse en 2016
[12/01/2017 18:20]
Franck Dubray

2016 a été une année fructueuse pour l’immobilier en Loire-Atlantique.

Les taux bancaires attractifs et la création de dispositifs fiscaux ont dynamisé le marché immobilier. En Loire-Atlantique, le nombre de ventes a décollé, en campagne comme dans l’agglo nantaise.

« Le marché immobilier connaît actuellement des conditions inédites: les emprunteurs ne se sont jamais vu proposer des taux de crédit aussi bas, les primo-accédants bénéficient, sous conditions, d’un prêt à taux zéro et les investisseurs profitent du dispositif Pinel« , explique Damien Ruaud, président de la Chambre des notaires de Loire-Atlantique.

Résultat : le volume des ventes est en hausse, + 8,5% pour les maisons anciennes, 15,2% pour les terrains, 18,7% pour les appartements anciens et 25,7% pour le neuf.

Des prix à la hausse

Qui dit pression de la demande, dit flambée des prix. Les notaires pointent une augmentation de 1,6% pour les appartements et 2,5% pour les maisons. De manière générale, investir en Loire-Atlantique coûte plus cher qu’ailleurs en province.

Reste à voir, si la dynamique immobilière perdurera:

« Traditionnellement, l’élection présidentielle se traduit par une baisse de 4% des transactions. Toutefois, les notaires sont confiants. L’activité devrait rester soutenue, si les taux de crédits ne remontent que modérément avec des prix sages« , conclut le président.

Source : ouest-france.fr

2016, année exceptionnelle pour l’immobilier en Loire-Atlantique

2016, année exceptionnelle pour l’immobilier en Loire-Atlantique
{12/01/2017 16:29]
Marion Fersing

Après plusieurs années bien moroses, 2016 a été exceptionnelle pour l’immobilier en Loire-Atlantique selon la chambre des notaires. Le volumes des ventes est en forte hausse, jusqu’à 25,7% pour les appartements neufs.

2016 a été une année exceptionnelle pour l’immobilier en Loire-Atlantique selon la chambre des notaires, grâce aux taux d’intérêts très bas, au prêt à taux zéro et à la loi Pinel. Résultat : un nombre de ventes en hausse de +8,5% pour les maisons anciennes à +25,7% pour les appartements neufs ! (+15,2 pour les terrains à bâtir et + 18,7% pour les appartements anciens). Les prix sont restés
stables ou ont légèrement augmenté, en fonction des secteurs.

Les secteurs proches de l’eau ont la cote dans l’agglomération nantaise

Sans surprise, à Nantes même, les quartiers les plus prisés sont ceux proches du centre-ville : Zola, Saint-Félix, Saint-Donatien. Le Breil-Barberie est aussi en plein développement. Pour les communes de la première couronne, ce sont les villes pas trop grandes et proches de l’eau qui attirent le plus comme Saint-Sébastien-sur-Loire et Sainte-Luce-sur-Loire. Ceux qui ont choisi de s’installer dans les villes de la deuxième couronne ont fait construire pour beaucoup (un tiers des transactions) et ils sont un peu plus jeunes que dans les autres secteurs de l’agglo, un tiers a moins de 30 ans.

Le pays de Châteaubriant ne fait plus fuir

Autre enseignement de cette année 2016, la population a cessé de baisser dans le pays de Châteaubriant. Ceux qui avaient quitté la zone pour se rapprocher de l’agglomération nantaise y reviennent, souvent en famille, « puisque le tram-train et la 2×2 voies leur permettent de faire l’aller-retour quotidiennement pour aller travailler tout en profitant de prix moins élevés pour se loger« , explique Martial Manchec, notaire à Riaillé. Même tendance dans le secteur d’Ancenis, là aussi grâce aux bonnes liaisons routières et aux grosses entreprises comme Manitou. Les deux secteurs profitent aussi de l’effet « mi-chemin« , avec Angers pour Ancenis et avec Rennes pour Châteaubriant : des couples où l’un travaille à Nantes et l’autre à Rennes ou Angers s’installent entre les deux.

À Saint-Nazaire, pas d’effet STX

Saint-Nazaire profite aussi de la santé retrouvée du marché immobilier. Mais ceux qui achètent ne sont pas forcément ceux que l’on croit. « Beaucoup de ceux qui viennent travailler à STX ou Airbus viennent pour des missions temporaires et ils hésitent à franchir le cap de l’achat« , explique la notaire Marie Vinet-Treillard. « On remarque bien dans les transaction que c’est soit de l’investissement pour louer, soit de l’achat de maison anciennes pour habiter. Mais, ceux qui viennent habiter, ce sont des retraités qui veulent profiter de la côte et en même temps de la ville, ses transports et sa cité sanitaire« . Résultat, ceux qui travaillent dans les grosses entreprises du secteur préfèrent acheter là où les prix sont moins élevés, l’arrière pays et le secteur Savenay-Pontchâteau-Herbignac.

Le retour des résidences secondaires

Autre exemple de la reprise du marché de l’immobilier, la reprise des ventes de résidences secondaires sur la côte. « Ce sont, pour beaucoup, des gens proches de la retraite qui achètent d’abord pour les vacances et avec le projet d’en faire leur résidence principale une fois à la retraite« , explique Marie Vinet-Treillard. Côté Nord-Loire, 20% des acquéreurs sont des Parisiens. Les retraités nantais, eux, préfèrent le Sud-Loire et le secteur de Pornic.

Source : France Bleu Loire Océan

Placement immobilier : sur quel type d’investissement se positionner en 2017 ?

Placement immobilier : sur quel type d’investissement se positionner en 2017 ?
[10/01/2017 06:30]
Barbara Vacher

Les taux de crédit cessent de plonger, les prix sont en hausse. Investir dans la pierre, oui mais pas à tout-va. Nos recommandations pour 2017.

L’immobilier n’est pas prêt d’être détrôné de son rang de placement préféré des Français. Du moins pas en 2017. Entre des taux d’emprunt voués à rester très attractifs ces prochains mois et des produits financiers de moins en moins rémunérateurs, la pierre a plus que jamais la cote. Fin 2016, 84 % des futurs acquéreurs interrogés par l’Observatoire du moral immobilier de la plate-forme d’annonces LogicImmo pensaient que c’est le bon moment d’acheter. Une appétence record ! Et pour cause : que ce soit pour augmenter ses revenus, alléger ses impôts, se constituer un capital retraite ou disposer d’un pied-à-terre saisonnier, l’immobilier offre un éventail de solutions.

Toutefois, il n’existe pas de placement miracle. Il s’agit, ici aussi, de trouver un juste équilibre entre rendement et risque. D’autant qu’avec la remontée des prix, la rentabilité locative des biens a tendance à s’éroder et les promesses de plus-values s’éloignent. Le plus souvent, ce type d’investissement exige un ticket d’entrée relativement élevé, il ne faut donc pas se tromper !

Cette année, nous avons choisi de passer au crible sept de ces placements. La liste n’est donc pas exhaustive mais elle donne un aperçu des principaux investissements mis en avant par les conseillers en gestion de patrimoine.

Nous avons attribué à chacun d’eux un niveau de risque indicatif (modéré, moyen ou important) et avons synthétisé leurs avantages et inconvénients. Puisse cette présentation vous servir de boussole dans vos futures décisions qui doivent, bien sûr, être d’abord établies en fonction de vos objectifs ainsi que de votre situation personnelle, patrimoniale et fiscale.

Le locatif dans le neuf : risque important

Investir dans l’immobilier neuf en vue de louer vous permet de bénéficier du très attrayant régime de défiscalisation Pinel. Prolongé jusqu’au 31 décembre 2017, il ouvre droit à une réduction d’impôt allant de 12 à 21 % en fonction de la durée de location de votre bien. Mais il vous faudra être très sélectif dans votre achat et très prudent dans vos calculs d’investissement si vous désirez vous lancer dans un tel placement. Car si les taux de crédit immobilier n’ont jamais été aussi bas, les prix des biens neufs, eux, continuent de grimper ! A l’échelle nationale, le prix moyen au mètre carré des appartements neufs (4 113 euros) enregistre une hausse de 3,4 % au troisième trimestre 2016 par rapport à la même période en 2015, d’après la Fédération des promoteurs immobiliers. Selon les agglomérations, les augmentations vont de 0,7 % (Orléans) à 7,8 % (Besançon, Strasbourg). Dans ce contexte de prix élevés, les chances de réaliser une plus-value en vendant votre bien au bout de six, neuf ou douze années de location sont infimes ! Quant aux rendements locatifs, ne vous attendez pas à des rentrées d’argent spectaculaires. Selon une étude réalisée par le site de services immobiliers MeilleursAgents sur l’offre neuve de l’année 2016, quatre communes françaises présentent une rentabilité moyenne brute de 5 % pour un investissement en Pinel : Evry, Trappes et Villiers-le-Bel, en Ile-de-France, et Loos, dans le Nord. Pour celles de plus de 145 000 habitants, seules quatre d’entre elles affichent des rentabilités moyennes brutes dépassant les 4 % : Dijon, Lille, Marseille et Toulon. Autant dire qu’après impôts locaux et charges de copropriété, le pécule restant n’est pas faramineux. Enfin, même dans les villes précitées, n’achetez pas sur plan : déplacez-vous pour visiter et ne retenez que des logements dont la qualité et l’emplacement vous assureront une bonne demande locative.

+ Fiscalité avantageuse.

– Prix souvent excessifs, risque important de moins-value, faible rendement.

Le locatif dans l’ancien : risque moyen

Pour la première fois depuis septembre 2015, les courtiers font état d’une remontée des taux au sein de certaines banques. Rien d’alarmant toutefois, l’augmentation demeure très contenue : au 6 décembre 2016, les barèmes s’élèvent en moyenne à 1,39 % sur quinze ans et à 1,60 % sur vingt ans. Dans ces conditions, et malgré la hausse des prix en 2016, acheter à crédit dans l’ancien pour louer reste une bonne opération, bien plus abordable que l’immobilier neuf. Surtout si vous devez réaliser des travaux de rénovation. En vertu du déficit foncier, vous pouvez déduire leur coût de votre revenu global, dans la limite de 10 700 euros la première année, le solde s’imputant de vos revenus fonciers les dix années suivantes. En centre-ville des agglomérations où les prix ne sont pas excessifs (Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Marseille, Strasbourg), vous pouvez espérer une rentabilité brute supérieure à 5 %. « Intégrez dans vos calculs au moins dix à quinze jours de vacance locative par an« , préconise Julien Filipe, directeur général de la société de conseil en investissement immobilier Iria. Enfin, n’oubliez pas qu’être propriétaire en France induit des dépenses toujours plus lourdes à supporter : avec les obligations posées par les lois Alur et pour la transition énergétique, les charges de copropriété continuent d’augmenter. La taxe foncière a pour sa part grimpé de 14,7 % en France entre 2010 et 2015, et nul doute que cette hausse se poursuivra !

+ Fiscalité avantageuse, bon rendement.

– Charges importantes, moins-value possible.

L’immobilier géré : risque moyen

Au sein des résidences seniors, étudiantes et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), vous pouvez réaliser un investissement locatif éligible au régime de défiscalisation Censi-Bouvard. Prorogé jusqu’au 31 décembre 2017, il ouvre droit à une réduction d’impôt de 11 % hors taxe du prix d’acquisition du bien, répartie sur neuf ans et plafonnée à 300 000 euros d’investissement par an. En contrepartie, vous devrez louer votre bien meublé pendant la même période. Vos loyers seront soumis au système des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ce dispositif, qui s’applique aussi aux résidences de tourisme, vous permet d’adoucir la fiscalité de vos revenus locatifs grâce à un abattement forfaitaire de charges de 50 % dans la limite de 32 900 euros. Ou bien de déclarer les bénéfices réels et de déduire vos charges si elles sont supérieures à ces 50 % ou si vos revenus dépassent ce plafond. Avec des promesses de rendement moyen net de 4 à 5 %, l’immobilier géré attire de nombreux investisseurs. « Moins spéculatif que les produits éligibles au Pinel, ce placement n’est pas pour autant dénué de risque« , prévient Benjamin Nicaise, président de Cerenicimo, plate-forme dédiée à l’investissement immobilier. Pour éviter de vous retrouver confronté à une défaillance d’exploitation, ne retenez que des biens gérés par des acteurs de référence. En outre, ne tablez ni sur une hausse des loyers, ni sur une plus-value dans le temps. Enfin, si les résidences étudiantes et les Ehpad ont la cote auprès des conseillers en gestion de patrimoine, de belles opportunités existent aussi dans les établissements de tourisme. Pour les résidences seniors, ne choisissez que des biens situés en centre-ville des grandes agglomérations.

+ Fiscalité avantageuse et transmissible à la revente, bon rendement, peu de contraintes de gestion.

– Baisse probable des loyers dans le temps, dépendance vis-à-vis du gestionnaire, difficulté à changer la destination du bien en cas de revente.

Les SCPI : risque moyen

Solutions d’épargne confortables – il suffit d’investir et de toucher son dividende sans se préoccuper de la gestion – les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) rencontrent un succès croissant auprès des investisseurs particuliers. Rien d’étonnant quand on sait que leur taux de distribution moyen atteint 4,69 % sur les quatre derniers trimestres, d’après la société de conseil et de placement Meilleurescpi. Ces produits rapportent bien plus que l’immobilier en direct ou que d’autres produits tels que les fonds en euros de l’assurance vie. Attention toutefois ! Une SCPI n’est pas un placement sans risque et beaucoup de conseillers en gestion de patrimoine incitent aujourd’hui à la prudence. En cause : le marché de bureaux, qui représente la moitié des investissements réalisés par les gérants de SCPI au troisième trimestre 2016, et sur lequel plane en France la menace d’une bulle spéculative. Malgré la morosité économique, la production de nouveaux immeubles continue de croître significativement alors que la demande est stable depuis 2014. Les biens sont chers tandis que les loyers évoluent peu. Même si la situation n’a rien d’alarmiste à ce stade, mieux vaut diluer votre risque. Pour ce placement à long terme, jouez la carte de la diversité, en choisissant des SCPI réunissant différentes sortes d’actifs (bureaux, commerces, hôtels, international) et en intégrant dans votre portefeuille des produits émanant de plusieurs sociétés de gestion. Le taux d’occupation et le rendement vous donneront une première indication de la santé d’une SCPI. Mais il est aussi impératif d’examiner l’historique de la société et son niveau de transparence sur la nature et la gestion des actifs.

+Ticket d’entrée accessible, bon rendement, simplicité du produit.

– Frais de gestion et de souscription élevés (entre 9 et 12 %), faible liquidité.

Le viager occupé : risque moyen

Représentant 5 000 transactions par an, d’après le réseau de conseillers patrimoniaux Renée Costes Viager, la vente en viager occupé est une niche de l’immobilier résidentiel. Mais avec l’allongement de la durée de vie et la baisse progressive des pensions de retraite, elle est promise à un bel avenir. Pour rappel, cette forme de transaction a pour particularité de reposer sur un
aléa : la date de décès du vendeur. Le jour de la signature de l’acte notarié, une partie de la valeur du bien est payée comptant (le bouquet). L’autre partie est transformée en une rente mensuelle que l’acheteur verse à vie au vendeur, qui conserve un droit d’usage jusqu’à sa mort. Le viager est un contrat plutôt gagnant-gagnant. Le vendeur récupère des liquidités qui lui permettent de subvenir aux besoins liés à son âge ou à sa condition de santé. « Son principal intérêt est de pouvoir rester le plus longtemps possible à son domicile« , estime Hélène Leraitre, gérante de l’agence France Viager. Quant à l’acquéreur, il investit dans un bien à crédit, sans intermédiaire financier (les mensualités étant versées directement au vendeur) et sans vacance locative. La contrepartie est qu’il supporte un risque, celui d’un prix aléatoire ! A condition de disposer de la trésorerie suffisante (pour le versement du bouquet) et dans l’objectif d’épargner en vue de la retraite, le viager peut être un bon placement complémentaire des produits bancaires « classiques » (plan d’épargne retraite populaire, contrat Madelin). Bien qu’elle reste encore limitée, l’offre tend à se diversifier. « Toutes les catégories de logements sont aujourd’hui représentées, de la bicoque modeste en rase campagne à la villa en bord de mer« , indique Michel Paingris, directeur général du fonds d’investissement Viagerfi. Quel que soit votre budget, faites-vous accompagner pour trouver l’équilibre entre le montant du bouquet et celui de la rente.

+ Décote, absence de vacance locative.

– Prix aléatoire, importante trésorerie à prévoir.

L’international : risque moyen

Acheter à l’étranger est une option intéressante, en particulier lorsqu’elle vous permet de profiter d’un pied-à-terre quelques semaines par an ou de vous y installer à la retraite. « Cette forme d’investissement hybride à l’international combinant intérêt patrimonial et fiscal se développe très fortement« , explique Hugues Van Heesewijk, cofondateur de la plate-forme de location SquareBreak. Attirés par le cadre de vie méditerranéen, une fiscalité douce, un foncier abordable et zéro risque de change, beaucoup de Français acquièrent aujourd’hui un bien en Espagne ou au Portugal. Si votre premier objectif est la rentabilité, l’Allemagne est aussi une bonne option. « Dans les grandes agglomérations, les logements rapportent entre 4 et 5 % de rentabilité nette par an« , assure Cédric Dujardin, directeur immobilier France et Benelux de Deutsche AM. Si vous investissez hors zone euro, n’oubliez pas de vous préserver du risque de change en souscrivant une assurance spécifique.

+ Investissement à la fois patrimonial et fiscal, prix doux, fiscalité attractive.

– Rendement limité.

Les parkings : risque modéré

Dans la famille des placements qui rapportent encore, demandez les parkings ! Moyennant un ticket d’entrée médian de 16 000 euros en région parisienne, selon la Chambre des notaires de Paris, et avec une rentabilité brute d’environ 5 %, d’après les estimations du site spécialisé MonsieurParking, voici un placement à la portée de presque toutes les bourses avec de faibles charges d’entretien ! Les loyers perçus sont soumis au régime des revenus fonciers : s’ils sont inférieurs à 15 000 euros par an, vous bénéficiez d’un abattement de 30 % dans le cadre du régime du micro-foncier. Quant au risque de vacance locative, il est aisé de s’en prémunir en suivant deux règles simples. La première est relative à l’emplacement : préférez les grandes villes telles que Lille, Marseille,
Montpellier, Paris et sa petite couronne. La seconde concerne la catégorie de parking : privilégiez les box fermés au sein d’infrastructures bien éclairées, les places offrant le plus de sécurité étant aussi les plus recherchées.

Source : votreargent.lexpress.fr

Taux de crédit, prix… Ce qui vous attend sur le marché immobilier en 2017

Taux de crédit, prix… Ce qui vous attend sur le marché immobilier en 2017

[05/01/2017 18h11]

L’année 2017 s’annonce sous les meilleurs auspices. A condition que la hausse des prix de l’immobilier ne s’accélère pas et que les taux ne remontent pas brutalement.

Le marché immobilier a mangé son pain noir. Après plusieurs années difficiles, il a rebondi fortement en 2016 et la plupart des voyants sont aujourd’hui au vert. Les professionnels du secteur ont d’ailleurs retrouvé le moral. Ainsi, 74% d’entre eux sont optimistes pour le marché du logement cette année, selon le dernier baromètre Crédit Foncier/CSA. Certes, les prévisions sont toujours un
exercice périlleux par nature. Mais en ce début janvier, voici ce à quoi on peut s’attendre pour l’année qui vient de s’ouvrir.

Un volume élevé de transactions dans l’ancien

L’année 2016 devrait battre un nouveau record en nombre de transactions. Century 21 table sur un chiffre proche de 850.000 achats dans l’ancien, qui pourrait dépasser les niveaux historiques d’avant crise. « C’est une bonne année mais je ne dirai pas qu’elle est excellente pour autant« , tempère Jean-François Buet, président de la Fnaim. « Si on rapporte le nombre de transactions dans l’ancien au
parc de logements existants, on constate que 2,4% des logements ont changé de mains en 2016, alors qu’on a déjà connu des taux de rotation à près de 2,8%« , ajoute-t-il.

Le même raisonnement peut s’appliquer avec l’évolution démographique. « Le nombre de ménages a fortement augmenté ces dernières années. Donc si on rapporte le volume de transactions au nombre de ménages, on devrait être à 60.000  transactions de plus qu’actuellement sur un an pour atteindre le niveau de 2006« , analyse Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Paris Ouest et
porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. Même son de cloche chez MeilleursAgents.com, qui calcule que la part des ménages qui ont acheté un logement dans l’ancien devrait atteindre 3% en 2016, soit moins que la moyenne de 3,2% observée sur la période allant de 2000 à 2007.

Le marché de l’ancien n’est donc ni dans une période d’euphorie ni en surchauffe. Traduction: il y a encore de la marge en matière de transactions. « Le marché souffre toujours de la fiscalité locale et du contexte global avec le chômage de masse et les attentats« , explique Michel Mouillart. Avec l’amélioration du contexte économique, « on peut s’attendre à une augmentation du nombre de
transactions de 4 à 5%« , avance-t-il. Ce qui nous amènerait près des 890.000 transactions. Dans sa dernière note, MeilleursAgents.com privilégie quant à lui un volume stable de 830.000 à 850.000 transactions cette année. « Une partie toujours aussi importante des Français ne parvient pas à trouver un emploi pérenne et ne peut donc prétendre répondre aux exigences des banques pour obtenir un prêt immobilier. Nous n’anticipons pas d’évolution majeure en ce sens en 2017 qui ne verra donc pas de progression majeure de la demande« , estime ainsi MeilleursAgents.com.

Seul l’encadrement des loyers, qui doit s’appliquer à Lille à partir du 1er février prochain, pourrait doucher l’enthousiasme d’une partie des investisseurs locatifs, à mesure qu’il sera étendu à de nouvelles villes. Bien qu’à Paris, là où la mesure est en place depuis 2015, l’hémorragie annoncée n’ait pas eu lieu . Après des premiers mois difficiles et des mises en vente de petites surfaces anormalement élevées, la part des investisseurs dans la capitale a progressé de 8% entre 2015 et 2016 selon les données de Century 21.

Des taux toujours bas

Si les ressources des ménages resteront vraisemblablement stables, c’est donc cette année encore l’évolution des conditions de crédit qu’il faudra surveiller. « La clé du dynamisme actuel du marché, c’est avant tout les taux bas« , confirme Jean-François Buet. Pas de panique à l’horizon sur le sujet. En décembre, le taux moyen des crédits, hors rachats et toutes durées confondues, a légèrement
progressé, passant à 1,34% contre 1,31% le mois précédent, selon l’Observatoire Crédit Logement / CSA. C’est la première augmentation constatée depuis la mi-2015. A l’époque, la plupart des experts du secteur estimaient que les taux avaient déjà atteint leur plancher naturel, avant que ceux-ci ne reculent finalement de près d’un point en un an. Cette année, on voit cependant mal comment les taux pourraient continuer à descendre. Le mouvement de hausse des taux semble enclenché.

« Ce qui est nouveau, c’est que dans les dernières grilles tarifaires des banques, les taux proposés montent de 0,10 à 0,35 point chez pratiquement toutes les banques et sur toutes les durées« , constate Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. Cependant, « la hausse des taux est moins forte que ce que ne laissait présager l’augmentation des barèmes des banques« , nuance-t-il. « Les taux devraient continuer à monter, mais pas de plus de 0,5 point à moyen terme, sauf événement exceptionnel« , avance Philippe Taboret.

Pour un prêt de 200.000 euros sur 20 ans, un taux d’intérêt qui passe de 1,5 à 2% représente 45 euros par mois en plus de mensualité. « Pas de quoi désolvabiliser la demande« , résume Philippe Taboret. D’autant qu’au cours des quatre dernières années, une fois prises en compte l’évolution des prix et celle des taux, « les acheteurs ont gagné 30% de pouvoir d’achat immobilier« , indique
Philippe Taboret. Dans son bilan annuel, l’agence Laforêt arrive peu ou prou aux mêmes résultats : +26% de pouvoir d’achat entre 2012 et 2016.

« Nous sommes sur des conditions de crédits qui étaient inimaginables il y a encore quelques années. Cela a tenu le marché à bout de bras en 2015 et 2016« , rappelle Michel Mouillart. « La remontée qu’on observe depuis quelques semaines est particulièrement légère, surtout quand on a en tête les événements qui ont secoué les marchés obligataires dernièrement« , souligne-t-il. Par contre, une remontée des taux « se répercute d’abord sur les dossiers les moins bons« , note Philippe Taboret. Les ménages les plus modestes avec un faible apport, et qui étaient déjà à la limite de leur capacité d’endettement, pourraient ainsi devenir moins nombreux à accéder à la propriété.

L’impact de la présidentielle

En 2017, la principale incertitude pourrait finalement provenir moins des conditions de crédit que… de la politique. L’élection présidentielle et les élections législatives vont inévitablement charrier avec elles les propositions sur le logement plus ou moins loufoques de la part de candidats en mal de temps d’antenne. La situation se décantera par la suite en fonction des vainqueurs.
« Les six premiers mois de l’année seront dans le même rythme que la fin d’année 2016. En revanche, l’évolution du marché au 2e semestre dépendra des annonces politiques qui auront lieu après la présidentielle et les élections législatives« , anticipe Jean-François Buet.

Sur le marché du neuf, « avant les élections, il y a toujours un certain flottement dans les attributions de permis de construire. Or, le niveau des stocks de logements est proche de 9 mois, ce qui est très peu« , s’inquiète par ailleurs Ivain Le Roy Liberge, directeur général de Sully Promotion.

Des prix qui ne devraient pas flamber

Dans un tel contexte, à quoi peut-on s’attendre en matière de prix? Après une stabilisation en 2015, les prix dans l’ancien ont repris leur marche en avant. « En 2016, ils ont augmenté d’environ 2%. Pour 2017, on prévoit une hausse comprise entre 2 et 3%« , projette Jean-François Buet. « Il y a toutefois encore une grande disparité entre d’une part les grandes métropoles et le reste de la France, et d’autre part entre les biens de qualité et les autres« , prévient Jean-François Buet. « Les prix ont augmenté d’environ 3% en 2016. On devrait rester sur le même rythme de progression en 2017« , juge pour sa part Michel Mouillart. « Il y a des éléments qui ont joué en 2016 et qui ne joueront plus cette année. D’un côté, en 2016, la hausse moyenne des prix en France avait été freinée par le fait que, dans beaucoup de villes, le marché était encore à la peine. Pour les grandes villes de plus de 100.000 habitants, il a fallu attendre septembre-octobre pour que ça reparte partout. Ce ne sera plus le cas en 2017. D’un autre côté, on a constaté en 2016 le retour des propriétaires qui vendent pour racheter un bien derrière. Une partie de la hausse avait été alimentée par eux. Cela jouera moins désormais. Au final, ces deux éléments devraient s’équilibrer« , détaille Michel Mouillart.

La plupart des professionnels du secteur tablent sur des scénarios similaires. MeilleursAgents.com envisage une hausse limitée entre 0 et 3%. Les vendeurs, qui ont repris la main depuis l’automne, devront toutefois veiller à ne pas se montrer trop gourmands, au risque de bloquer le marché. « Les vendeurs, en fin d’année (2016), ont élevé leurs prétentions financières, ce qui a immédiatement
provoqué un rallongement des délais de vente et ralenti l’activité« , constate ainsi Century 21.

Le neuf en convalescence

« On devrait tourner autour de 378.000 mises en chantier en 2016 et aller vers les 400.000 cette année« , prévoit Michel Mouillart. La construction retrouve du souffle mais est encore loin de ses meilleures années. « Avant la crise, on tournait autour de 492.000 mises en chantier« , rappelle-t-il. « Nous étions descendu très bas ces dernières années. Cela va indéniablement mieux. Avec le Pinel, on a retrouvé des niveaux d’investisseurs proches de ceux qu’on constatait avant le dispositif Duflot« , confirme Ivain Le Roy Liberge. Le dispositif Pinel a été maintenu en l’état par le
gouvernement en 2017. Les investisseurs devraient donc être autant au rendez-vous qu’en 2016. « Quand un dispositif fiscal s’installe dans la durée, on sait par expérience qu’il est d’autant plus efficace« , assure Ivain Le Roy Liberge.

Outre les éventuelles difficultés liées à l’obtention des permis de construire à l’approche des élections (voir plus haut), un élément pourrait venir perturber le retour en forme du neuf : les prix. « Il y a une incertitude concernant les coûts des travaux. Après plusieurs années où ils ont comprimé leurs marges, les constructeurs pourraient être tentés d’augmenter les tarifs« , estime Ivain Le Roy Liberge. Comme dans l’ancien, une hausse des prix trop rapide, sauf si elle est compensée par une baisse des taux, pourrait alors enrayer la belle année qui s’annonce pour la pierre.

Source : www.challenges.fr

Pourquoi 2016 aura été une année exceptionnelle pour le marché immobilier

Pourquoi 2016 aura été une année exceptionnelle pour le marché immobilier
[03/01/2017 17:12]
Barbara Vacher

L’année écoulée devrait connaître un nouveau record de transactions réalisées dans la pierre française. Progression des prix modérée et taux d’intérêt planchers ont porté le grand retour des acquéreurs immobiliers en 2016. En témoignent les données du réseau d’agences Century 21, dont le volume d’activité est en hausse de 15 % par rapport à 2015.

Batterie de chiffres à l’appui, Century 21 est venu confirmer l’excellente santé du marché immobilier français en 2016 à l’occasion de son point de conjoncture annuel. Le réseau, qui compte quelque 820 agences en France, fait état d’un nombre de transactions en hausse de plus de 15 % en un an, qui laisse à parier que l’année 2016 devrait – tous circuits de vente confondus – « approcher sinon
dépasser le record atteint en 2011 où plus de 850 000 transactions dans l’ancien avaient été enregistrées en France« .

Les seniors achètent toujours plus

Dopé en grande partie par la baisse spectaculaire des taux d’intérêt, le marché enregistre en ce sens un nombre historique d’emprunts (l’acquisition est financée à plus de 80 % par le crédit immobilier), d’une durée moyenne avoisinant les 20 ans. Leur pouvoir d’achat immobilier en nette augmentation – il est aujourd’hui possible d’acquérir un bien de 200 000 euros pour 1 000 euros par mois sur 20 ans – les acheteurs ont afflué et n’ont pas hésité à s’endetter pour acheter des logements plus grands, de 84,4 mètres carrés en moyenne (contre 83,9 m2 en 2015).

Ils ont aussi concrétisé plus vite leur projet : à l’échelle nationale, le délai de vente, de 93 jours, s’est raccourci de 72 heures en un an. Si l’essentiel des transactions a été réalisé par les moins de 50 ans, la tranche d’âge des plus de soixante ans a vu sa part progresser de 4,3 %.

Pour Laurent Vimont, président de Century 21, « ce phénomène de fond, observé depuis 2013, est bien le signe que la pierre apparaît plus que jamais comme la valeur refuge par excellence« . Dans ce contexte, l’investissement locatif continue de progresser pour représenter 18,3 % des acquisitions en 2016.

Hausse générale des prix

Mesurée ces dernières semaines par les Notaires de France, cette bonne dynamique ravit d’autant plus les professionnels du secteur qu’elle s’accompagne d’une hausse générale des prix du mètre carré après quatre années de baisse consécutives. Chez Century 21, ils ont crû de 1,7 % en s’établissant à 2 522 euros le mètre carré en France (on est bien dans la moyenne relevée par les Notaires de France à fin septembre 2016, avec +2 % pour les maisons et +1,4 % pour les appartements).

Derrière ces données hexagonales, « trois marchés se distinguent en réalité« , précise Laurent Vimont. Paris, avec un prix moyen au mètre carré qui avoisine les 8 500 euros, poursuit sa gentrification ; l’Ile-de-France, dont les appartements se sont échangés en moyenne à 3 527 euros/m² et les maisons à 2 870 euros, a vu ses prix progresser plus raisonnablement (+1,4%).

En région parisienne, la Seine-Saint-Denis fait d’ailleurs figure d’exception, puisque c’est le seul département francilien qui a connu des prix en recul (-2,9 %), favorisant ainsi l’accession à la propriété avec une hausse spectaculaire du nombre de transactions (+24,3% chez Century 21) ; enfin, la province enregistre globalement une activité soutenue, avec, bien sûr, des tendances disparates
selon les régions, dont les deux extrêmes sont l’Aquitaine (+6,6 %, 2184 €/m²) et le Limousin (-8,3 %, 1 175 €/m²).

Malgré cet excellent cru 2016 et alors que les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont fini par remonter en décembre (1,34 % en moyenne hors assurances selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA), les professionnels restent prudents dans leurs prévisions 2017.

Dans la lignée des Notaires de France, Century 21 envisage les prochains mois avec un optimisme mesuré : « Bien que les taux d’intérêt ne devraient pas remonter de façon spectaculaire, il est peu probable que les ventes progressent encore en 2017. Dans un contexte d’année électorale et au vu de l’accélération de la remontée des prix au 4e trimestre 2016, les délais de vente devraient à nouveau s’allonger et le nombre de transactions quelque peu ralentir. »

Source : votreargent.lexpress.fr

« Older posts Newer posts »

© 2018 Ancenis Immobilier

Theme by Anders NorenUp ↑