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Ma Loire à peindre
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Indomptable et douce comme femme
des rêves
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Tes couleurs, tes odeurs, la vie
qu'offrent tes eaux
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Toi, ma Loire passion qui
gave ce pinceau
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Découvrirai-je un peu ton âme
sous la grêve?
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Tenir le bras tendu, comme tendant
l'archet
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Que la couleur inonde ou le vent se
repose
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Mon oeil attend quelque lumière à
son crochet
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Cette seconde où la clarté enfin
s'expose
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Débordant sur la rive ou assoiffant
le sable
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Ou bien subitement libérant ton
eau folle
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Parfumant le rivage où bruit le
peuplier
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Toi mon fleuve et mon sol, mon eau
vive impalpable
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Dont la vague est trop molle autant
que sans pitié
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Abreuve de ton flot mon pinceau qui
s'étiole.
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(extrait de "Poésies d'Automne" avec
l'aimable autorisation de l'auteur)