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Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes

La voûte : ange musicien

La voûte :ange musicien

La voûte ange musicien

Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes

Anges chanteur & musiciens

Anges chanteur & musiciens

la vie du Christ

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la pensaison de Judas

la Jérusalem Céleste

 vie du Christ: la fuite en Egypte

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la vie du Christ

la vie du Christ

la vie du Christ: crucifixion

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Les tentations de Saint Antoine 

Saint Antoine dans son ermitage

la vie du Christ

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la vie du Christ

le Choeur

Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes Eglise Vieux Bourg Saint-Sulpice des Landes
clocher et façade ouest l'église, vue générale clocher et façade ouest

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Mise à jour septembre 2010 - Copyright © 1998 - septembre 2010 Anne COIGNARD ERIAU - Tous droits réservés.

en savoir plus par le Conseil Général de Loire-Atlantique
en savoir plus par la COMPA (communauté  de communes du Pays d'Ancenis)
Le Conseil général de Loire-Atlantique possède l'église du Vieux-Bourg de Saint-Sulpice-des-Landes depuis 1979. L'occupation de ce site, qui surplombe la route départementale reliant Ancenis à Châteaubriant, remonte probablement à l'installation d'une communauté monastique au début du XIIe siècle. L'édifice actuellement conservé date du XVe siècle et son austérité architecturale cache en fait un décor unique et extrêmement rare de peintures murales. D'une ampleur très importante, ce décor est la plus grande surface peinte de l'époque gothique conservée en Loire-Atlantique. Il faut noter la présence d'un cycle principal consacré à la vie du Christ.

http://www.culture.cg44.fr/Architecture/sulpice/index.html
Saint-Sulpice-des-Landes
L’église du Vieux-Bourg, 800 ans d’histoire  
 
En raison de son austérité architecturale, l’église du Vieux-Bourg, à Saint-Sulpice-des-Landes, ne se remarque guère de la route qui relie Ancenis à Châteaubriant. Elle cache néanmoins un véritable trésor : le plus grand ensemble peint de l’époque gothique du département de la Loire-Atlantique.
Un premier édifice a probablement été construit sur ce site dès le début de XIIe siècle. Celui-ci a du être détruit à plusieurs reprises du fait de sa situation sur les Marches de Bretagne. De nombreux éléments architecturaux indiquent que l’église du début du XVe siècle reprenait en grande partie le plan de ce premier édifice roman. Vers la fin du XVe siècle, l’église est totalement réaménagée par l’ouverture de plusieurs baies de style gothique ainsi que par l’agrandissement de la nef et du chœur.
L’organisation du site est très rapidement fixée, l’église est entourée d’un cimetière dont il subsiste un calvaire en schiste, ainsi que deux tombes. L’ensemble est entièrement entouré d’un mur délimitant cet espace sacré.
L’espace intérieur de l’église est réorganisé vers la fin du XVIIe siècle avec la réalisation d’un clocher entièrement charpenté et d’un retable placé en avant du chevet pour dégager une petite sacristie.
Au tout début du XIXe siècle, l’église se dégrade et devient trop petite pour accueillir la population de la paroisse qui est alors en pleine croissance. Suite à l’abandon d’un projet d’agrandissement, une nouvelle église est construite dans le bourg actuel. Le projet est concrétisé en 1845 et l’église du Vieux-Bourg est alors désaffectée. Fortement délabré, l’édifice est l’objet de plusieurs campagnes de restaurations notamment à partir de la fin des années 1950. L’église est ensuite classée en 1977, avant que le Conseil général l’acquiert en 1979 et achève sa restauration au début des années 1980.

Saint-Sulpice-des-Landes
Pourquoi et comment peignait-on les églises au Moyen Age ?
 
Comme la plupart des édifices religieux de la fin du Moyen âge, l’église du Vieux-Bourg était entièrement recouverte de peintures murales. Elles servaient de support à la dévotion des fidèles de l’époque, majoritairement illettrés. Ces peintures avaient également un rôle liturgique, puisque ce décor présentait aux fidèles « les feuillets d’un livre ouvert à l’usage des croyants ».
L’une des spécificités des peintures murales, c’est qu’un même support peut recevoir différents programmes peints superposés les uns sur les autres. Il y a ainsi pu y avoir à Saint-Sulpice-des-Landes entre six et dix campagnes décoratives successives, avec autant de possibilité de superposition de scènes peintes, comme c’est le cas sur le mur nord. La réalisation de ces peintures s’est échelonnée de la fin du XIVe à la moitié du XVIe siècle.
Le décor actuellement conservé peut être divisé en deux ensembles :
Le programme du chœur est occupé par un cycle réservé à la vie du Christ.
Tandis que le programme opposé, très hétérogène, se compose de nombreuses scènes d’époques et de thèmes divers.
Les experts estiment que le cycle de la vie du Christ a du être réalisé en quelques semaines par deux ou trois peintres appartenant à un atelier itinérant. Ceux-ci ont utilisé une technique mixte pour appliquer la fine couche colorée. Ils ont commencé à peindre à fresque (a fresco, c’est à dire sur un enduit frais) notamment pour les fonds. Ils ont poursuivi à la détrempe, sur un enduit sec (a secco) en utilisant un liant d’origine animale, technique plus facile à mettre en œuvre mais qui a l’inconvénient d’offrir une moins bonne tenue des pigments sur leur support. Ceci explique la disparition de nombreux détails tels que les traits des visages, les feuilles des arbres ou les plumes recouvrant les ailes des anges...

Saint-Sulpice-des-Landes
Un cycle entier consacré à la vie du Christ
 
Le cycle de la vie du Christ est réalisé à la fin du XVe siècle, son thème, son sens de lecture en spirale ascendante et son ampleur sont tout à fait exceptionnels pour l’époque. Ce programme englobe cinq registres répartis sur les murs et la voûte en torchis ce qui représente environ une soixantaine de scènes.
 
Le cycle commence au registre inférieur du mur nord et illustre la Genèse. Cette thématique semble, au premier abord, éloignée des évènements qui vont ponctuer la vie du Christ. Cependant, elle y est très étroitement liée puisque l’on découvre dans ce programme deux scènes où Adam et Ève sont représentés avec Jésus (Le Christ libérant Adam et Ève des Limbes et l’Apparition du Christ à deux personnages positionnés devant la Jérusalem céleste, qui sont très probablement Adam et Ève).
La Genèse est représentée à travers plusieurs scènes, dont une très rare qui montre un ange offrant des outils à Adam et Ève après qu’ils aient été chassés du jardin d’Eden.
 
L’histoire se poursuit sur le premier registre du mur sud, symbolisant l’enfance du Christ. On y remarque le développement exceptionnel et disproportionné de la Fuite en Égypte, ainsi que le schéma iconographique très particulier de la scène du baptême.
 
La Résurrection de Lazare par le Christ puis son Entrée à Jérusalem sont les principales scènes observables au deuxième registre du mur nord.
 
Le Lavement des pieds des apôtres par le Christ au cours de son dernier repas (deuxième registre du mur sud).
 
En face, on découvre entre autres, la Cène mais surtout le Lavement des pieds des apôtres par le Christ qui est une scène tout à fait exceptionnelle de par son raccourci esthétique : les douze apôtres sont assemblés dans un même corps d’où il ressort un « bouquet d’auréole ».
 
Deux scènes de la voûte sud, la première montre la première Comparution du Christ devant Pilate et la Comparution du Christ devant Hérode.
Le registre suivant (voûte sud) annonce le début de la Passion du Christ à travers son Arrestation puis une série de Comparutions qui est très rarement représentée par autant de scènes successives. On remarque notamment la Comparution du Christ devant Caïphe, le grand prêtre des Juifs, puis les trois Comparutions devant Pilate.
Le premier registre de la voûte sud commence par la scène du Portement de la croix et se poursuit avec la Crucifixion.
Représentation de la Jérusalem céleste
Ensuite, le registre suivant débute par la Résurrection du Christ, puis une très longue série d’Apparitions en opposition avec la série de Comparutions du registre inférieur. Il faut souligner la présence d’une Apparition du Christ à Marie, sa mère, thème tout à fait insolite puisqu’il est absent des évangiles. Ce registre se termine par une représentation de la Jérusalem céleste, décrite dans l’Apocalypse de Jean, allégorie illustrant le lieu où Dieu accueillera les hommes à la fin des temps.
 
Le registre du mur sud est encore occupé par des Apparitions du Christ, la première devant les apôtres puis à Saint Thomas.
Le cycle se poursuit ensuite sur le pignon oriental où un Christ en gloire accompagné des symboles des quatre évangélistes mène à une représentation de la Voûte céleste recouverte d’anges musiciens et chanteurs.

Saint-Sulpice-des-Landes
Le décor de la nef, l’alliance de scènes moralisatrices et hagiographiques
 
Dans la continuité de la voûte céleste, à l’opposé du cycle consacré à la vie du Christ, quelques scènes subsistent, notamment un Jugement dernier et plusieurs scènes hagiographiques comme les fragments d’un cycle relatant la vie de Saint Antoine l’ermite et une scène représentant Sainte Marie l’égyptienne.
 
En lien avec la voûte et le Jugement dernier, on retrouve des scènes de l’Enfer au-dessus de la porte principale. Ce décor illustrait des diables s’emparant de pécheurs pour leur faire subir diverses sentences. Cette représentation symbolique était destinée à marquer l’esprit des paroissiens lors de leur sortie de l’église en les inquiétant de la destinée des pécheurs.
Certaines scènes ont probablement été financées par des notables de la paroisse qui faisaient peindre leurs saints patrons ou des scènes moralisatrices. Ainsi, plusieurs saints sont représentés sur le mur nord, Saint Blaise, Saint Côme et Saint Damien, Saint Michel,…
De plus, quelques thèmes moralisateurs occupent une partie du mur nord dans le bas de la nef avec les Bavardes associées à une Messe de Saint Martin et une croix qui fait partie d’une représentation très effacée, la Rencontre des trois morts et des trois vifs.

Mise à jour septembre 2010 - Copyright © 1998 - septembre 2010 Anne COIGNARD ERIAU - Tous droits réservés.